Les comptes courants de moins en moins gratuits — Banques

29 Décembre, 2015, 16:31 | Auteur: Nathanaël Gerin
  • Les banques se sont-elles entendues sur les frais de tenue de compte?

Quelques caisses régionales du Crédit Agricole et des Banque populaires ainsi que la Caisse d'épargne d'Île-de-France ou la Société marseillaise de crédit restent aussi gratuites.

Mais surtout, l'association des usagers des banques compte saisir l'Autorité de la concurrence sur une éventuelle "suspicion de concertation" entre BNP Paribas, Société générale et Crédit mutuel quant à la mise en oeuvre des frais de tenue de compte bancaire. "Pour sa part, Société Générale avait averti ses clients fin 2014 de l'entrée en vigueur en 2016 d'une facturation de 2 euros par mois pour la tenue de compte". Elle vient de lancer un appel pour les clients de ces deux établissements bancaires pour qu'ils puissent faire savoir leur refus de payer, a rapporté Le Parisien, lundi 28 décembre.

"L'association s'appuie sur un article (L. 312-1-1) du Code monétaire et financier qui permet au client de refuser cette nouvelle tarification".

À partir du 1er janvier 2016, il sera très difficile de posséder un compte courant sans qu'il ne soit facturé. Au 1er janvier, la Société Générale et BNP Paribas ne seront plus des banques "gratuites" et appliqueront désormais des frais pour la tenue des comptes courants de leurs clients.

Toutefois, pas sûr que les banques refusent d'annuler les frais de gestion.

Récapitulatif de frais bancaires et relevé de compte. Mais nous n'avons pas connaissance de cas de clôture de compte! "Deux actions seront déposées à titre officiel mercredi", a précisé Serge Maître, à l'AFP.

L'AFUB a également annoncé qu'elle comptait saisir les autorités concernées. La première auprès de l'Autorité de contrôle prudentiel et de résolution (ACPR). Selon Serge Maître, l'établissement a informé "courant novembre" sa clientèle de l'application de frais de tenue de compte, d'un montant de deux euros par mois, alors qu'ils étaient déjà effectifs au 1er octobre. Naturellement il reviendra à l'Autorité de la Concurrence, si elle se saisit de l'affaire, de confirmer ou infirmer une réelle "entente".

Serge Maître, secrétaire général de l'Afub, estime en effet que le fait que "trois gros établissements de la place décident dans une même unité, quasiment, de temps et de prix" a de quoi étonner.

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