Le PS français penche pour Jean Ping — Élection au Gabon

31 Août, 2016, 12:12 | Auteur: Phil Beauvilliers
  • Gabon Jean Ping se dit

L'ex-président de la Commission de l'Union africaine (UA) et candidat à la présidentielle au Gabon, s'est déclaré "vainqueur" de l'élection à un tour qui s'est tenu samedi, se basant sur les "tendances générales", dans une vidéo diffusée dimanche sur les réseaux sociaux.

Les résultats officiels ne sont pas attendus avant mardi, et le ministre de l'Intérieur, Pacôme Moubelet, a réaffirmé dimanche sur sa page Facebook qu'il était " illégal de proclamer des résultats chiffrés en amont de l'annonce des autorités compétentes ". "Je suis élu", a déclaré Jean Ping à son QG de Libreville. Des violences sont d'ailleurs à craindre dans les prochaines heures, à l'instar de celles qu'avait connu Port-Gentil, la capitale économique du pays, en 2009 à l'issue de la proclamation de la victoire d'Ali Bongo: Consulat de France ou installations de Total incendiés, couvre feu, scènes de pillages, morts, blessés etc.

De son côté, Jean Ping, le principal adversaire du président sortant, s'est proclamé vainqueur.

Les camps Ali Bongo et Jean Ping, les candidats les plus en vue, réclament chacun la victoire et parient de tout faire pour ne pas laisser voler leur victoire.

Cette province, qui compte 71.123 électeurs inscrits, est le fief ethnique du président Ali Bongo et de son père et prédécesseur Omar, au pouvoir pendant 41 ans (1967-2009).

Ali Bongo Ondimba, qui brigue un deuxième septennat mais dont la famille règne sur ce pays pétrolier d'Afrique centrale depuis un demi-siècle, pourrait perdre le scrutin à un tour malgré le traitement favorable accordé par les médias nationaux.

Manquent aussi des bureaux de la Nyanga, susceptibles de faire progresser Jean Ping et des bureaux du haut Ogooué, l'un des fiefs du pouvoir. D'après les observateurs de l'UE, la commission électorale nationale a omis de mettre à disposition des parties prenantes des informations essentielles telles que la liste électorale complète des centres de vote. " Il est clair que Jean Ping a obtenu sans équivoque la majorité des suffrages du peuple gabonais qui tenait à l'alternance à la tête de l'Etat", peut-on lire sur le post de Maganga Moussavou.

Le ministre a aussi dénoncé les papis racketteurs de la Françafrique en citant deux autres avocats français, William Bourdon et Robert Bourgi, et l'écrivain Pierre Péan, qui a lancé la polémique sur les origines d'Ali Bongo, reprise par l'opposition.

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