Emmanuel Macron "prend la mer", cap sur 2017

01 Septembre, 2016, 11:15 | Auteur: Nathanaël Gerin

Mercredi 31 aout 2016, 13h24 Le ministre de l'Economie Emmanuel Macron a justifié son départ de Bercy mercredi par sa volonté de "prendre la mer" lors d'une cérémonie de passation de pouvoirs à Bercy avec le ministre des Finances Michel Sapin, qui lui a souhaité "bonne chance" pour la suite.

Une enquête Elabe pour BFM TV avance un chiffre moindre (34% pour sa candidature) mais très supérieur au nombre de Français désireux, selon d'autres sondages, de voir François Hollande briguer un nouveau mandat.

"Gardez cette loyauté des services (.) qui est le ciment de cette administration", a-t-il déclaré.

" Je l'appelle à aller au bout de sa liberté".

"Nous n'avons pas tout réussi, nous n'avons pas tout terminé", mais "nous avons eu à coeur d'être efficaces, de tenir les délais", a souligné le ministre démissionnaire, visiblement ému, avant de remercier ses collaborateurs et son successeur Michel Sapin.

"Je veux dire combien ton travail, au-delà de ta personne, au-delà de tes engagements, au-delà de ta fougue à parler de tous les sujets, dans tous les domaines, a été un travail profondément nécessaire", a assuré M. Sapin. Un travail qui a aussi été "parfois conflictuel" car "il n'y a pas d'action sans conflit". "Ce n'est jamais bon de montrer que l'on a la main qui tremble", se délecte un proche de Manuel Valls.

Interviewé par Jean-Jacques Bourdin sur BFMTV, Gérard Collomb a réagi à la démission d'Emmanuel Macron du gouvernement.

Gérard Collomb est aussi revenu sur le timing de la démission d'Emmanuel Macron et en a dit un peu plus sur le calendrier de son protégé: "Il devait démissionner après son meeting de la Mutualité le 12 juillet dernier".

"Nous sommes actuellement une quinzaine de députés à soutenir l'action d'Emmanuel Macron et je dirais une vingtaine de sénateurs", a pour sa part déclaré mercredi à Reuters le député socialiste Pascal Terrasse, un autre de ses soutiens, comme la sénatrice et ancienne ministre Nicole Bricq. "Pour le moment, ils sont tous de gauche, mais il y en a aussi de droite en réserve qui vont se déclarer dans les prochains temps". "J'ai touché du doigt les limites de notre système politique", a-t-il dit. "Il est au centre gauche, nous au centre droit, nous avons vocation à nous parler (.) Nous en discuterons avec lui et avec nos amis". Il y a des moments difficiles en politique.

Le jeune ministre est "parti pour convenances personnelles" car il veut "être candidat", a dénoncé mercredi matin sur Europe 1 le porte-parole du gouvernement Stéphane Le Foll.

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