Le maintien des activités à Belfort fixé comme "objectif" par Hollande — Alstom

14 Septembre, 2016, 05:05 | Auteur: Nathanaël Gerin
  • L'Etat et Alstom ont commencé à chercher des solutions pour pérenniser l'activité belfortaine

Le député-maire de Belfort, Damien Meslot (LR) et la présidente de région Bourgogne-Franche-Comté, Marie-Guite Dufay (PS), devaient être reçus lundi soir par le secrétaire d'Etat à l'Industrie, Christophe Sirugue, qui accueillera les représentants syndicaux d'Alstom mardi à 14H00.

François Hollande a fixé lundi matin comme "objectif" le maintien des activités ferroviaires d'Alstom à Belfort, lors d'une réunion de crise à l'Elysée sur l'avenir du groupe, dont l'Etat est actionnaire minoritaire, a déclaré le ministre de l'Economie Michel Sapin.

L'État a une volonté de renforcer la filière ferroviaire dans ce pays.

Jugeant dimanche que "la méthode employée par Alstom" pour annoncer l'arrêt de la production de trains à Belfort, berceau historique du groupe, était "inacceptable", Manuel Valls avait cependant assuré que le gouvernement pouvait "encore sauver Alstom, à condition que les dirigeants (de l'entreprise) jouent pleinement leur rôle". Il n'est pas impossible, en effet, disent les syndicats, que le président d'Alstom Transport, Henri Poupart-Lafarge, ait cherché par ce moyen à mettre l'Etat devant ses responsabilités à un moment où le "Produire en France" est le thème favori des candidats en lice pour l'Elysée, alors que les contrats étrangers s'accompagnent toujours de transferts de technologie et de production locale.

"C'est à cet objectif-là que nous allons travailler avec les élus, les organisations syndicales, la direction d'Alstom et l'ensemble de ceux qui, en capacité de passer un certain de commandes en France, peuvent permettre d'assurer le plan de charge qui permettra de sauver les activités ferroviaires d'Alstom à Belfort", a-t-il enchaîné.

L'État, qui siège au conseil d'administration du groupe, détient 20% des droits de vote. "L'influence des politiques sur les groupes privés, on voit ce que ça a donné avec Florange", rappelle l'un d'eux.

Mais ces commandes profiteront à d'autres usines d'Alstom, et "ne seront malheureusement pas la solution pour l'avenir de Belfort", avait reconnu vendredi dernier M. Vidalies. Un marché crucial pour son usine de Valenciennes, la plus grande en France avec 1.250 salariés.

Alstom espère décrocher de nouvelles commandes pour la 5e génération de TGV, développée avec la SNCF d'ici fin 2017.

Au même moment, François Hollande mettait de nouveau la pression sur la direction: "Je l'assure ici, tout sera fait pour que le site de Belfort puisse être pérennisé (.) pour de nombreuses années", a dit le chef de l'Etat. Par conséquent, aucune de ces informations ne peut être reproduite, modifiée, transmise, rediffusée, traduite, vendue, exploitée commercialement ou réutilisée de quelque manière que ce soit sans l'accord préalable écrit de l'AFP.

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