Alain Juppé tance Nicolas Sarkozy sur les Gaulois

23 Septembre, 2016, 16:42 | Auteur: Phil Beauvilliers
  • François Fillon candidat à la primaire de la droite le 21 septembre 2016 à Paris  AFP

L'ancien chef d'État a provoqué de nombreuses réactions en affirmant, lors d'un meeting lundi dans le Val d'Oise: "Nous ne nous contenterons plus d'une intégration qui ne marche plus, nous exigerons l'assimilation". Elle perdait aussi son investiture aux élections régionales.

Alors, faut-il voir dans ce duel une guerre des droites?

L'ancien président ne s'en est jamais caché, le candidat républicain à la présidence américaine, qui affrontera le verdict des urnes le 8 novembre, est une source d'inspiration.

La Haute Autorité de la primaire a publié mercredi la liste des sept candidats retenus pour l'élection primaire de la droite, et déclaré en même temps l'ouverture officielle de la campagne. Son éviction de la direction des Républicains?

Une demi-heure plus tard, le porte-parole du gouvernement Stéphane Le Foll a fait part de son indignation, en citant l'expression employée en matinée par Alain Juppé.

Et quand on lui répond que c'est Nicolas Sarkozy qui a acté son éviction, elle reconnaît que cette décision était "ridicule", mais insiste: il l'a fait sous la pression d'Alain Juppé.

L'ancien Premier ministre n'a pas manqué de tacler le virage climatosceptique de celui qui avait initié le Grenelle de l'Environnement.

Alain Juppé, nommé premier ministre, bat vite des records d'impopularité avec des manifestations monstres contre ses réformes sociales à l'hiver 95. Si cela avait été mon cas, je n'aurais pas fait acte de candidature à la primaire.

Et dans la posture du "maverick" ("franc-tireur") américain, Nicolas Sarkozy entend retourner à son profit le "Tout sauf Sarkozy" qui paraît s'installer dans la compétition interne.

Quant à ses fâcheries passées avec Nicolas Sarkozy, elle se sont envolées. "Pour se réconcilier il aurait d'abord fallu être fâchés", a répondu Mme Morano.

Ministre de la famille, Laurence Rossignol a aussi dénoncé sur Twitter les propos de Roger Karoutchi, parlant à la fois de sexisme et de racisme. Ce soutien arrive quelques jours après la sortie de l'ancien président sur "nos ancêtres les Gaulois". "Ses propos ont été sortis de leur contexte". Et si l'on parlait d'avenir " a twitté le maire de Bordeaux ce matin.

"Je suis certain qu'Alain, avec les grandes qualités qui sont les siennes, va nous redresser ça à lui tout seul, je lui fais confiance", a ironisé Nicolas Sarkozy sur BFM TV. "Pour l'instant je ne souhaite pas prendre position", dit-elle, promettant de se prononcer avant le premier tour du scrutin, quand ses idées auront été "entendue".

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