Brexit. Londres veut lancer le processus début 2017

23 Septembre, 2016, 16:54 | Auteur: Phil Beauvilliers
  • Brexit. Londres veut lancer le processus début 2017

Le ministre britannique des Affaires étrangères Boris Johnson au siège de l'Onu à New York.

"Nous discutons avec nos amis et partenaires européens dans l'objectif d'envoyer la lettre de l'article 50 au début de l'année prochaine", a déclaré Boris Johnson à la chaîne Sky News depuis New York, où il assistait à l'assemblée générale de l'Onu. Boris Johnson pense que le Brexit pourra peut-être être négocié en moins de deux ans, a-t-il estimé lors d'une interview accordée à la chaîne de télévision Sky News.

Pour sa part, la Première ministre britannique Theresa May avait indiqué jusqu'ici que son pays ne déclencherait pas cet article avant la fin de l'année, laissant sous-entendre que cela n'aurait pas lieu avant 2017.

"Dans cette lettre, a poursuivi le secrétaire au Foreign Office, je suis certain que nous fixerons certains paramètres de la manière dont nous proposerons de procéder".

Seul le Royaume-Uni est habilité à lancer la procédure en invoquant l'article 50 du traité européen de Lisbonne, qui gouverne une sortie de l'UE et fixe un délai de deux ans pour définir les modalités de la séparation.

Avant de rencontrer Mme May à Londres jeudi après-midi, le président du Parlement européen Martin Schulz a lancé une nouvelle fois Londres un appel en ce sens.

"Cette période de préparation est précieuse pour toutes les parties concernées et si nous allons quitter l'Union européenne, nous ne quittons pas l'Europe", a dit Mme May en accueillant Martin Schulz à Downing Street. "Le Parlement européen souhaite le déclenchement le plus tôt possible de l'article 50, qui est une pré-condition pour ouvrir les négociations", a-t-il dit dans un communiqué.

Pour Boris Johnson, la position européenne voulant qu'il y ait "une contrepartie automatique entre ce qu'ils appellent accès au marché unique et liberté de mouvement des personnes" est un "bobard total". "Nous devrions viser un maxi accord commercial et reprendre le contrôle de notre politique migratoire".

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