Dans les rues de Charlotte, la colère ne faiblit pas

23 Septembre, 2016, 17:32 | Auteur: Phil Beauvilliers
  • Heurs entre policiers et manifestants à Chartlotte en Caroline du Nord le 20 septembre 2016

Depuis la mort de Keith Scott mardi, la ville de Charlotte est en proie à de nombreuses manifestations et violences. Selon la police, il avait une arme.

Le gouverneur de Caroline du Nord, Pat McCrory, a décrété l'état d'urgence à Charlotte, et plusieurs centaines de militaires de la Garde nationale et de policiers ont été déployés pour renforcer la police locale.

VIOLENCES La personne blessée par balle par un autre manifestant est décédée. La police affirme que Keith Scott était armé, ce qu'ont contesté sa famille et des témoins. Des grenades lacrymogènes et des projectiles non-létaux ont été tirés en direction de manifestants qui bloquaient une autoroute mais aucun blessé n'a été signalé, à l'exception de deux policiers qui ont reçu du gaz, a indiqué la police de la ville.

Quarante-quatre personnes ont été interpellées dans la nuit de mercredi à jeudi dans la ville américaine de Charlotte, a souligné M. Putney.

Pour nombre de représentants de la communauté afro-américaine, la question n'est pas de savoir si Keith Lamond Scott brandissait une arme ou pas lorsqu'il a été tué par un policier, noir lui aussi, car le port d'arme est légal en Caroline du Nord.

Dans un communiqué, Me Bamberg a affirmé que la famille voulait que la vidéo soit rendue publique immédiatement. Des affrontements ont éclaté lorsqu'ils ont rencontré une colonne de voitures de police, rassemblées devant un hôtel du centre de la ville. Une vidéo filmée à partir d'un hélicoptère de la police est pour le moins troublante. Il aurait été impliqué dans un cambriolage. Un homme atteint par balle a finalement succombé à ses blessures, jeudi - des informations préliminaires indiquaient qu'il avait été atteint par un civil, mais la police soutient maintenant qu'il a peut-être été atteint par le tir d'un policier. Les tensions se sont intensifiées quand, à Dallas au Texas et à Baton Rouge en Louisiane, des policiers ont été tués par des Noirs. "D'autres pancartes arboraient le slogan: " Black Lives Matter [" La vie des Noirs compte] ", du nom d'un mouvement contre les violences policières. Illustrant à quel point de tels événements touche un pays entier, l'équipe féminine de basketball des Indiana Fever, qui jouait pourtant gros dans la phase finale du championnat à Indianapolis, s'est agenouillée au moment de l'hymne national en guise de solidarité envers les victimes de la police. A l'échelle politique, le candidat républicain à la Maison-Blanche Donald Trump martèle son message visant à "rétablir l'ordre". "C'est insupportable et cela doit devenir intolérable", a déclaré depuis la Floride la démocrate Hillary Clinton. Elle joue les équilibristes en dénonçant fermement les dérapages policiers tout en soutenant le travail exemplaire généralement accompli par les forces de l'ordre.

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