Douze morts dans le bombardement de convois humanitaires — Syrie

23 Septembre, 2016, 12:28 | Auteur: Djeferson Maurice

L'accès à l'est d'Alep, ville divisée en secteurs loyalistes et rebelles, dépend du contrôle de la route Castello, qui devait devenir une zone démilitarisée pour permettre aux convois de circuler. Les quartiers est d'Alep, tenus par les rebelles, sont encerclés par les forces gouvernementales. "Au contraire, la partie russe observe une alliance et une préparation en cours pour une offensive conjointe". Le secrétaire d'État américain, John Kerry, a néanmoins fait savoir qu'il comptait maintenir le dialogue ouvert.

Cette dernière accuse les groupes rebelles d'avoir violé plus de 300 fois le cessez-le-feu à travers le pays. "Attendons", a-t-il répondu aux journalistes qui l'interrogeaient sur une prolongation du cessez-le-feu.

Cette trêve devrait dominer les discussions en marge de l'Assemblée générale de l'ONU, grand rendez-vous diplomatique annuel qui s'ouvre mardi. Avec cette position, les jihadistes peuvent empêcher les mouvements des avions et des hélicoptères. Sur d'autres fronts, les accrochages se multiplient.

Pour l'Observatoire syrien des droits de l'homme (OSDH), une ONG basée à Londres et proche des rebelles, les raids ont été menés par des avions russes ou syriens. Des combats ont également eu lieu au sud d'Alep entre forces armées syriennes et insurgés, ainsi qu'à Jobar, un quartier périphérique de l'est de Damas.

S'ils ne sont pas rapidement étayés par les faits, ces démentis ne devraient pas être de nature à rassurer les agences humanitaires sur les intentions de la Russie et du gouvernement de Damas, qui venait d'autoriser les Nations unies à acheminer de l'aide à toutes les zones assiégées du pays après avoir longtemps tergiversé. "Et bien sûr, il serait bien que nos collègues américains ne bombardent plus par erreur les Syriens", a poursuivi Peskov.

Le coordonnateur des secours d'urgence de l'Onu, Stephen O'Brien, s'est dit "peiné et déçu", lundi, qu'un convoi d'aide pour les habitants des quartiers est d'Alep soit resté bloqué à la frontière turco-syrienne pendant la semaine de trêve qui vient de s'écouler en Syrie. Ils faisaient partie d'un convoi de 31 véhicules de l'ONU et du Croissant rouge syrien qui livrait de l'aide à 78.000 personnes à Orum al-Koubra, selon le porte-parole de l'ONU Stéphane Dujarric.

L'armée syrienne déclare la "fin" de la trêve L'armée syrienne a déclaré hier la "fin" de la trêve des opérations militaires qu'elle avait décrétée le 12 septembre pour sept jours, car les rebelles "n'ont pas respecté une seule disposition" de l'accord.

La Maison Blanche a affirmé mardi qu'elle tenait la Russie pour "responsable" du bombardement lundi d'un convoi humanitaire en Syrie qui a provoqué un tollé international.

Le 12 septembre, une trêve entre en vigueur à 19H00 locales (16H00 GMT), en vertu d'un accord annoncé par la Russie et les Etats-Unis, parrains respectifs du régime et de la rébellion. Mais Damas a rejeté ces explications et le président Assad a accusé Washington d'avoir commis une "agression flagrante".

"Nous allons voir s'il y a des moyens de revenir aux négociations ou à la trêve, ou si c'est sans espoir", a déclaré le chef de la diplomatie allemande Frank-Walter Steinmeier avant l'ouverture de la réunion.

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