Fausse alerte à Paris : deux adolescents mis en examen

23 Septembre, 2016, 03:44 | Auteur: Gerard Affre

Un troisième suspect, surnommé "Zakhaev Yamaha", est toujours recherché par les enquêteurs.

L'Obs avait publié dimanche sur son site un entretien avec les deux jeunes, revendiquant être à l'origine de la fausse alerte pour "rechercher le buzz". Samedi, une alerte attentat a été donnée après un appel à la police parlant d'une prise d'otage autour de l'église Saint-Leu dans le quartier des Halles.

L'appel des hackers contenait de nombreux éléments précis, comme le nombre d'otages et d'assaillants.

Cet appel à une heure d'affluence dans le centre de la capitale avait déclenché une vaste opération de police. Le secteur était rapidement bouclé, les habitants évacués ou confinés. Alors que la France vit dans la crainte de nouveaux attentats jihadistes après de multiples attaques depuis 2015, cette opération avait créé un vif émoi, notamment sur les réseaux sociaux, avant la levée rapide de l'alerte. Ce midi, deux nouvelles arrestations ont eu lieu, deux adolescents, âgés de 14 et 17 ans.

Les deux auteurs s'étaient mis en scène sur les réseaux sociaux, le premier se vantant d'avoir "fait le pire swat", en faisant déplacer "des hélicos, le gouvernement, 50 voiture (sic) de flics ".

"Le projet initial était de 'swatter' une mosquée, mais après Saint-Etienne-du-Rouvray on s'est dit que ça marcherait mieux avec une église", ont-ils expliqué à L'Obs. Les deux adolescents se disent admirateurs du hacker franco-israélien Grégory Chelli, alias Ulcan, en fuite en Israël.

La diffusion d'une fausse information "dans le but de faire croire qu'une destruction, une dégradation ou une détérioration dangereuse pour les personnes va être ou a été commise" est punie de deux ans de prison et 30.000 euros d'amende par le Code pénal français.

Lundi, un mineur de 16 ans, qui utilise le pseudonyme "Tylers Swatting", avait été arrêté dans la Marne.

Le ministre de l'Intérieur Bernard Cazeneuve a annoncé que l'État allait se constituer partie civile afin "d'obtenir réparation", précisant qu'une "évaluation du préjudice financier" avait été demandée.

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