Toujours le blocage, mais "il y a une volonté d'avancer" — CETA

04 Novembre, 2016, 19:22 | Auteur: Nathanaël Gerin
  • Toujours le blocage, mais

Jeudi, le président du Conseil européen, Donald Tusk, chef d'orchestre du sommet européen, avait mis la pression sur la Belgique.

Vendredi soir, la ministre canadienne avait déclaré: "Il semble évident pour moi, pour le Canada, que l'Union européenne n'est pas capable maintenant d'avoir un accord international, même avec un pays qui a des valeurs aussi européennes que le Canada".

"Les négociations avec le Canada sur le CETA sont conclues et les problèmes qui restent concernent l'Europe", a souligné M. Schulz, qui s'est entretenu en matinée avec la ministre canadienne du Commerce, Chrystia Freeland, avant de recevoir M. Magnette et des représentants de la Commission européenne. À la fin de l'entrevue, Paul Magnette a confié aux médias: "Les discussions que nous avons menées ensemble ont été très utiles et ont permis de déjà beaucoup améliorer le texte". J'ai travaillé très fort, mais je pense que c'est impossible.

Le Parlement de la Wallonie devait se réunir vendredi matin à Namur, la capitale de la région de 3,6 millions d'habitants, pour examiner l'état d'avancement des négociations.

Les négociations de la dernière chance entre le gouvernement wallon et Mme Freeland ont échoué, les francophones de Belgique refusant de ratifier l'accord, approuvé par le reste de l'UE, a indiqué à Ottawa son cabinet à l'AFP.

Et l'UE, elle, a besoin du feu vert de ses 28 États membres pour valider l'accord qui s'est dégagé avec le Canada au bout de sept ans de négociations: la signature est censée avoir lieu jeudi lors d'un sommet bilatéral à Bruxelles en présence du premier ministre canadien, Justin Trudeau. Mme Freeland, citée par Belga, a précisé qu'elle quittait la Belgique samedi matin pour rejoindre Toronto.

"J'espère vraiment que les Européens vont parvenir à aboutir et que je pourrai revenir ici dans quelques jours avec mon Premier ministre (Justin Trudeau, ndlr) pour signer l'accord", a-t-elle ajouté. Martin Schulz a indiqué qu'il restait optimiste quant à la possibilité de trouver une solution au blocage actuel.

"La porte est ouverte pour chaque mesure qui permette d'avancer, mais il est absolument clair que les problèmes actuels sont des problèmes européens", a dit Schulz avant sa rencontre avec Magnette.

Le secrétaire d'Etat, qui avait demandé en septembre au nom de la France la suspension des négociations sur un traité de libre-échange entre l'UE et les Etats-Unis, le Tafta ou TTIP, a par ailleurs estimé que celui-ci "ne verra pas le jour".

Cette fois, la surprise est venue des Canadiens.

Mais si l'accord bloque pour la région francophone belge c'est parce que la Wallonie réclame plus de garanties, notamment en matière de protection de ses agriculteurs, face aux puissantes multinationales. Elle a annoncé que les discussions étaient terminées et qu'elles s'étaient révélées être un échec.

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