Le FN visé par une nouvelle enquête judiciaire

23 Novembre, 2016, 19:59 | Auteur: Gerard Affre
  • Nicolas Bay secrétaire général du FN le 6 décembre 2015 à Rouen  AFP  Archives

Une autre enquête sur Jeanne est en cours pour des faits présumés d'escroquerie, financement illégal de campagnes électorales, recel d'abus de biens sociaux ou encore faux et usages de faux.

Le micro-parti Jeanne, chargé de récolter des fonds pour les campagnes électorales du FN, est de nouveau visé par une information judiciaire, a indiqué mercredi Médiapart. Frédéric Chatillon, un proche de Marine Le Pen et prestataire du FN par le biais de la société de communication Riwal est également cité.

C'est sur la base d'un signalement de Tracfin, la cellule renseignement de Bercy, transmis à la justice que cette enquête a été ouverte.

Cette nouvelle enquête porte sur la période allant de 2014 à 2016 et a été ouverte le 26 octobre. Selon une source proche de l'enquête, Tracfin y vise des "flux financiers importants" impliquant notamment Jeanne et Riwal.

Le Front national et deux de ses cadres, Jean-François Jalkh et Wallerand de Saint-Just, ont déjà été renvoyés début octobre en procès, pour des soupçons d'escroquerie aux frais de l'État, lors des législatives de 2012.

Mediapart révèle ce mardi qu'une information judiciaire contre X pour "escroqueries" et "abus de biens sociaux" a été ouverte. Période qui couvre notamment les municipales, les européennes, les départementales et les régionales.

Concernant la précédente affaire, c'est le système des kits de campagne mis en place par le parti et ses prestataires pour les législatives qui a fait l'objet des investigations.

Entre les tracts, affiches, ou encore cartes postales, le kit de chaque candidat coûtait 16.650 euros. Or, pour l'acquérir, les frontistes devaient contracter un prêt avec intérêts auprès de Jeanne, mouvement satellite du FN, alors qu'ils étaient fournis par Riwal. De son côté, le Front national a toujours clamé son innocence dans cette affaire.

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