Deux suspects liés à un projet d'attentat relâchés — France

24 Novembre, 2016, 10:45 | Auteur: Sebastien Chopin
  • Le ministre de l'Intérieur Bernard Cazeneuve lors d'une conférence de presse le 21 novembre 2016 à Paris sur l'attentat déjoué           BERTRAND GUAY- AFP

Cinq des sept personnes interpellées sont toujours interrogées ce mercredi par les enquêteurs de la Direction générale de la sécurité intérieure (DGSI).

Les services de renseignement n'ont cependant encore aucune certitude quant au timing de ces potentielles attaques.

L'enquête continue après l'interpellation de sept hommes dans la nuit de samedi à dimanche à Strasbourg et Marseille dans le cadre l'enquête sur un projet d'attentat en France.

Le ministre français de l'Intérieur, Bernard Cazeneuve a déclaré, le lundi 21 novembre, que ces interpellations avaient permis "de mettre en échec une action terroriste envisagée de longue date". La cellule était cloisonnée: certains membres n'ont jamais été en contact, uniquement reliés entre eux par un donneur d'ordre établi en Syrie, selon une source proche de l'enquête. Parmi eux, deux sont soupçonnés d'avoir gagné la Syrie en 2015 en passant par Chypre, avant de revenir en Europe. A ses côtés, Sami B., 36 ans, et Zakaria M., 35 ans, propriétaire présumé d'un pistolet automatique et un pistolet mitrailleur. Au même moment, à Marseille, la DGSI interpellait trois suspects. Ils étaient soupçonnés d'avoir eu un rôle dans l'hébergement d'Hicham E., un Marocain de 46 ans résidant au Portugal, signalé aux autorités françaises comme étant un islamiste radical. Les gardes à vue de cinq suspects interpellés dans l'enquête sur un attentat déjoué ont été prolongées dans la nuit de mercredi à jeudi au-delà de la limite fixée à 96 heures, indique une source judiciaire. Les enquêteurs soupçonnent Hicham E., qui restait en garde à vue mardi soir, d'avoir été un collecteur de fonds pour le réseau.

Une telle mesure, qui peut porter les gardes à vue à une durée totale de 144 heures, soit six jours, n'est possible que lorsque les investigations font craindre une menace d'attentat imminent ou pour des nécessités de coopération internationale, ce qui est le cas dans cette affaire.

Les investigations, qui avaient débuté en février, avaient conduit à une première série d'interpellations le 14 juin dernier, en plein Euro de football. La Direction générale de la sécurité intérieure (DGSI) avait été alertée le 14 novembre d'un passage à l'acte imminent par un renseignement.

Le réseau avait-il prévu de commettre un unique attentat? Selon la source proche de l'enquête, des recherches sur Internet sont apparues dans l'un des appareils saisis et laissent supposer la recherche de cibles: parmi les sites envisagés, figure un parc d'attraction, comme l'a évoqué iTélé. Envisageait-il des attaques coordonnées?

Ces arrestations interviennent alors que la menace terroriste n'a jamais été aussi élevée en France.

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