Menace d'attentat: deux des sept suspects relâchés

24 Novembre, 2016, 13:44 | Auteur: Sebastien Chopin
  • Opération antiterroriste deux hommes arrêtés à Marseille

L'enquête progresse suite à l'interpellation le week-end dernier à Strasbourg (Bas-Rhin) et Marseille (Bouches-du-Rhône), de sept hommes suspectés de préparer un attentat en France, l'un d'eux ayant communiqué une vingtaine de cibles potentielles visées aux enquêteurs, a rapporté mercredi la chaîne d'information française BFMTV.

D'après la source proche de l'enquête, ces deux suspects communiquaient "avec un donneur d'ordre établi en Syrie surveillé par les services de renseignement français".

"Les enquêteurs étudiaient quelles pouvaient être les cibles à partir des éléments retrouvés, tels que des recherches sur Google effectuées par les suspects".

Mais les enquêteurs pensent que les suspects "n'avaient pas encore de projet précis et affiné", selon une source policière citée par l'AFP.

Pour autant, "ils n'ont pas établi à ce stade qu'il y ait eu des repérages et des surveillances de ces cibles", a insisté cette source.

Selon une source proche de l'enquête, les hommes projetaient de passer à l'action le 1er décembre. Un homme, interpellé comme six autres hommes ce week-end à Marseille et Strasbourg, puis placé en garde à vue, a reconnu qu'un projet d'attaque était en préparation. Les investigations sur leurs téléphones et ordinateurs ont également laissé apparaître d'autres cibles potentielles, telles que des lieux de culte ou un parc d'attraction, matérialisées sur leurs téléphones par des captures d'écran GoogleMaps.

De même source, deux des terroristes présumés arrêtés à Strasbourg, dont celui qui était fonctionnaire dans une école, ont fait un court séjour en Syrie en 2015, en passant par Chypre. Le 14 novembre, l'enquête s'est accélérée quand la DGSI a reçu un renseignement laissant supposer un passage à l'acte imminent.

De nationalités française, marocaine et afghane, les sept suspects avaient été arrêtés dans la nuit du 19 au 20 novembre à Strasbourg et Marseille. Outre les deux armes de poing, un pistolet automatique, un pistolet-mitrailleur ainsi que des écrits d'allégeance à l'État islamique ont été trouvés lors des perquisitions. Selon Bernard Cazeneuve, dix-sept attentats "ont été déjoués depuis le début de l'année", après "sept en 2015".

La prolongation au-delà des 96 heures, et de manière exceptionnelle, d'une garde à vue n'est possible que lorsque les investigations font craindre une menace d'attentat imminent ou pour des nécessités de coopération internationale.

Alors que le dernier attentat sur le sol français, le 26 juillet, à Saint-Etienne-du-Rouvray (Seine-Maritime), a mis au jour l'existence d'un djihad " low cost", sans argent, et sans plan prévu très en amont, les interpellations réalisées dans le cadre de cette vaste opération conduite par la Direction générale de la sécurité intérieure (DGSI), prouvent l'existence parallèle d'un modèle inverse.

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