L'hypothèse d'une panne de carburant se renforce

06 Décembre, 2016, 19:38 | Auteur: Sebastien Chopin

"La famille du football brésilien est en deuil", a affirmé la légende du football Pelé, après la mort de 75 personnes en Colombie dans l'accident d'avion où voyageaient 81 personnes, dont l'équipe brésilienne de football de Chapecoense.

"Les causes (de l'écrasement) s'orientent, possiblement, vers un problème de carburant", a déclaré à des journalistes Alfredo Bocanegra, directeur de l'Aviation civile. Il a insisté sur le fait que l'avion n'avait pas respecté l'obligation internationale d'avoir en soutes une quantité de carburant supérieure à celle nécessaire, afin de pouvoir notamment changer d'aéroport en cas d'urgence.

Diffusé mercredi par plusieurs grands médias colombiens, ce message n'a pas été confirmé par les autorités.

Une source militaire avait estimé mardi auprès de l'AFP qu'il était "très suspect que malgré la chute de l'appareil, celui-ci n'ait pas explosé". "Défaillance électrique, pas de carburant", a-t-il dit avant le dernier virage, après lequel l'appareil a heurté une montagne.

Le club a demandé à la Conmebol, la confédération sud-américaine, que la Copa Sudamericana soit attribuée d'office à Chapecoense. "Elles devraient tout nous dire", a déclaré le ministre colombien des Transports, Jorge Eduardo Rojas. Les conditions météos étaient alors très difficiles avec de fortes pluies.

Le chef de la diplomatie brésilienne, José Serra, est arrivé à Rionegro pour s'informer de la situation des rescapés et du transfert des dépouilles, dont.

Cette équipe de football du championnat brésilien se rendait en Colombie pour y disputer la finale de la Copa Sudamericana. Le gardien remplaçant Jackson Follman a dû être amputé de la jambe droite. Ils s'apprêtaient affronter le club de l'Atlético Nacional lors la finale de la Copa Sudamericana.

L'étude des boites noires par un cabinet indépendant en Angleterre devrait permettre de comprendre plus précisément comment cette tragédie a pu se produire, alors qu'après la tristesse et le deuil, c'est la colère qui commence à monter du côté de Chapeco. "On n'entend plus de musique, on n'entend plus rien", a ajouté Aline Fonseca, 21 ans, aux abords du stade.

Des dizaines de milliers de personnes se sont alors retrouvées près du stade mercredi, parmi lesquelles une vingtaine de journalistes sportifs.

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