Fin annoncée du pic de pollution — Paris

09 Décembre, 2016, 19:21 | Auteur: Sebastien Chopin

Les conditions climatiques ne s'arrangeant toujours pas et faute de vent suffisant, la pollution aux particules PM10 (particules fines) va encore persister ce vendredi 9 décembre sur l'ensemble de la région Île-de-France et la circulation alternée sera de nouveau appliquée dans la capitale et en proche banlieue mais pas à La Défense. Seuls les véhicules d'urgence, les camions frigorifiques, les autobus et autocars, les voitures-écoles et les taxis seront autorisés à circuler, quel que soit leur numéro d'immatriculation.

Christophe Najdovski, élu en charge des Transports, n'avait pas caché dimanche sa colère face à la temporisation de la préfecture de police, qui a attendu ce lundi pour prendre la décision.

Les transports en commun lyonnais, perturbés depuis plusieurs jours par une grève, sont restés payants, contrairement à Paris et en Ile-de-France.

Jeudi, l'organisme de surveillance de la qualité de l'air sur la région parisienne prévoit encore un "possible dépassement du seuil d'alerte" (soit plus de 80 microgrammes/m3 de particules).

Mise en place mardi 6 et mercredi 7 décembre 2016, la circulation alternée sera reconduite ce jeudi 8 décembre à Paris.

Jamais en France la circulation automobile alternée n'avait été imposée pendant une durée aussi longue, à savoir quatre jours consécutifs.

Des usagers du RER B ou A ont cependant raillé sur les réseaux sociaux cette gratuité compte tenu des perturbations du trafic.

Tour Montparnasse dans la brume, cartes de la pollution en rouge vermillon... le phénomène était frappant dans la capitale, mais il concernait aussi mercredi Dunkerque, Calais, Lille, Lyon ou les zones urbaines des pays de Savoie.

Dans l'agglomération grenobloise, les véhicules immatriculés avant 1997 n'auront pas le droit de circuler samedi et dimanche.

Pour la quatrième fois en 20 ans, l'Etat a imposé mardi un dispositif de circulation alternée (avec de nombreuses dérogations).

Les particules en suspension dans l'air, générées par les effluents de la combustion du bois, des carburants et des vapeurs industrielles, pénètrent dans les voies respiratoires et le sang, et peuvent provoquent des cancers, de l'asthme, des allergies ou des maladies cardio-vasculaires.

Pour autant, il est largement admis que la circulation alternée n'est pas la panacée, d'abord parce qu'elle ne cible pas les véhicules les plus polluants.

Un système de vignettes attribuées selon les niveaux d'émission des véhicules, pourrait changer la situation dès 2017, dans les villes volontaires (Paris, Grenoble.).

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