" Ma candidature est celle de la réconciliation " — Manuel Valls

09 Décembre, 2016, 21:03 | Auteur: Sebastien Chopin

Aller au plus vite, au plus simple. Il a été raccompagné sur le perron du palais présidentiel par François Hollande qui lui a brièvement serré la main. Cela n'a pas empêché Manuel Valls d'annoncer qu'il est " candidat à la présidence de la République " et qu'il démissionnera du gouvernement mardi. L'expérience sera de courte durée.

Valls et Cazeneuve ont procédé à la passation des pouvoirs mardi après-midi. Je veux en pleine liberté, proposer aux Français, un chemin " a t-il expliqué pour justifier son départ de Matignon. Le président de la République a finalement choisi Bernard Cazeneuve, jusqu'alors ministre de l'Intérieur. Cette nomination a été quasi unanimement saluée. "Alors qu'au gouvernement il avait un discours plus clivant". Les hollandais, qui se sont réunis lundi pour affûter leur stratégie pour 2017, poussaient pourtant fortement en ce sens. "Une majorité qui sera tiraillée par tous les candidats de la primaire de la gauche", a-t-il déclaré. "Pour moi, il n'y a pas deux gauches ou alors, s'il y a deux gauches, c'est qu'il y en a une qui est devenue de droite", a affirmé la maire de Lille. François Hollande met fin aux suppositions. "Le nouveau gouvernement est hollandisé sans pour autant être dévallsisé", note un député PS.

Dès lundi, un ministre relevait également que Bernard Cazeneuve présentait l'avantage d'être "Vallso-compatible et Hollando-fidèle" et pourrait "pleinement se concentrer sur sa tâche puisqu'il n'est pas candidat aux législatives", contrairement à Stéphane Le Foll, Marisol Touraine et autres prétendants.

Le successeur de Le Roux devra être élu par ses pairs la semaine prochaine.

Jean-Marie Le Guen, ancien Secrétaire d'État chargé des Relations avec le Parlement sous le gouvernement Valls, est nommé secrétaire d'Etat chargé du Développement et à la Francophonie. Il est remplacé par un hollandais, André Vallini, avec lequel il échange les portefeuilles. "Mais, il lui sera difficile de survivre à un second tour de la primaire". "Il défend la démocratie sociale mais il a gouverné avec le 49.3, il défend le respect des citoyens mais il a fait la loi travail, il défend l'unité des gauches mais il a théorisé les gauches irréconciliables, il dit vouloir unifier mais il a porté la déchéance de nationalité", a-t-il fustigé, hier, à Frontignan alors que les journalistes l'interrogeaient sur la candidature du Premier ministre à la primaire de la gauche. Mais protéger ne suffit pas. Nous les utiliserons pour donner de la force à la France, de la force à la République.

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