Hollande bat Sarkozy... sur les audiences — Discours de renoncement

10 Décembre, 2016, 05:14 | Auteur: Sebastien Chopin
  • François Hollande à l'Elysée le 1er décembre 2016           Lionel BONAVENTURE- POOL  AFP

Sur le plateau de Territoires d'Infos, la matinale de Public Sénat et Sud Radio, présentée par Cyril Viguier, avec la presse quotidienne régionale, le conseiller régional PS d'Ile-de-France n'a pas caché ses critiques à l'égard de Manuel Valls, évoquant des désaccords de façade entre lui et le président de la République et faisant part de la "volonté un peu Iznogoudienne" du Premier ministre "d'êtrecalife à la place du calife".

Prenant acte de son impopularité record, François Hollande, qui était crédité de 7% des intentions de vote seulement, a jeté l'éponge jeudi soir, après avoir laissé planer le doute sur ses intentions.

Une décision largement approuvée par les Français.

Son retrait rebat les cartes dans une campagne présidentielle déjà riche en rebondissements. Son nom pourrait de nouveau devenir celui du Premier-ministrable très bientôt. Et c'est depuis la Meurthe-et-Moselle qu'il a réagi pour la première fois à l'annonce du renoncement de François Hollande: "Le chef de l'État a expliqué à nos compatriotes son choix".

Face à une droite en ordre de bataille, avec une extrême droite rangée derrière sa chef Marine Le Pen remontée à bloc par le Brexit et la victoire de Donald Trump aux Etats-Unis, l'enjeu pour la gauche est désormais de surmonter ses divisions, définir une ligne politique claire et présenter un front uni à la présidentielle. "Parce qu'elle priverait de tout espoir de l'emporter face au conservatisme, et pire encore, face à l'extrémiste..."

Par cette déclaration solennel, le président de la République soigne sa sortie et devient le seul président de la Ve République à avoir choisi de ne faire qu'un mandat. Il y a encore quelques semaines, Manuel Valls était catégorique: " Si François Hollande n'est pas candidat, dans la minute je me présente", expliquait-il à ses interlocuteurs.

Par ailleurs, Alexandre Jardin, écrivain et cinéaste et porte-parole du Mouvement La maison des citoyens, a annoncé sa candidature. Il a posé la question identitaire comme, parfois, primant sur la question sociale. Souvent clivant dans son camp, M. Valls s'est efforcé d'arrondir les angles pour peaufiner son profil de présidentiable.

Le ministre des Affaires étrangères Jean-Marc Ayrault a également apprécié la décision de M. Hollande qu'il a qualifiée sur son compte Twitter de "digne, courageuse, dont la motivation est l'intérêt supérieur de la France". "C'est à dire la volonté, l'urgence, de solidariser la gauche".

Renouvellement des enjeux, le duel Sarkozy/Hollande, annoncé lors du retour de l'ancien président français sur scène, est écarté. François Hollande hors course, ce serait donc à lui d'incarner l'exécutif à la primaire du PS, qui se tiendra les 22 et 27 janvier.

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