Un nouveau gouvernement en vue — France

10 Décembre, 2016, 07:17 | Auteur: Sebastien Chopin
  • Mode d'emploi de la primaire PS

Manuel Valls est arrivé mardi peu avant 08h30 à l'Elysée pour remettre sa démission et celle de son gouvernement au chef de l'Etat.

Manuel Valls étrennera lui ses nouveaux habits de candidat lors de son premier déplacement dans le Doubs.

Le chef de l'Etat, à qui Manuel Valls a rendu hommage lundi, a annoncé jeudi qu'il ne briguerait pas un second mandat. "Je n'ai qu'une volonté dans les mois qui s'offrent à moi, c'est de faire en sorte que par l'intensité du travail, chaque mois compte au moins triple, ce qui me permettra d'être le Premier ministre qui sera resté le plus longtemps", a-t-il déclaré, sourire aux lèvres.

La cérémonie de passation de pouvoir entre Manuel Valls, qui a démissionné pour se consacrer à sa campagne présidentielle et Bernard Cazeneuve a eu lieu ce mardi soir.

Les deux têtes de l'exécutif auront en tout cas à cœur de ne pas donner une image de précipitation, notamment dans un contexte de menace terroriste élevée.

La progression du Premier ministre se retrouve de la même manière chez les sympathisants du Parti socialiste, qui disent à 61% souhaiter qu'il soit le candidat désigné du PS après l'annonce du président, contre 54% auparavant.

Stéphane Le Foll a indiqué lundi matin qu'il ne dirait "pas non".

Jusqu'ici chef de file des députés socialistes, Bruno Le Roux est "un élu extrêmement expérimenté, connaissant très bien les questions de sécurité sur lesquelles il a travaillé tout au long de sa carrière", toujours selon l'entourage de François Hollande qui relève qu'il est "évidemment aussi proche du président de la République et du Premier ministre". Cazeneuve " n'a pas bousculé l'équilibre politique au sein des ministères. Les fidèles de François Hollande ont déjà fait savoir qu'il n'aurait pas leur soutien "automatique". Le président de la République François Hollande a renoncé le 1er décembre à se porter candidat à la présidentielle de 2017.

Le Premier secrétaire du PS Jean-Christophe Cambadélis, qui a promis lundi d'être "impartial", lui a conseillé "d'être sur une position nouvelle de rassemblement". "Mais rien n'est écrit", a martelé Manuel Valls. Manuel Valls n'a pas le choix, après avoir théorisé le concept des "gauches irréconciliables", il se doit maintenant de se poser en "conciliateur voire réconciliateur", reconnaissant au passage "avoir eu des mots durs".

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