Attentat de Nice : les plaintes des proches de victimes contre l'Etat et

19 Janvier, 2017, 17:36 | Auteur: Sebastien Chopin

Pour cause: le procureur de Nice Jean-Michel Prêtre a annoncé qu'il ne pouvait retenir "aucun fait de nature à engager une quelconque responsabilité pénale à l'encontre de quiconque".

Pour lui, il n'y a pas eu d'" infraction pénale " concernant le dispositif de sécurité qui encadrait les festivités du 14 juillet sur la promenade des Anglais.

"Les investigations conduites entre septembre et décembre 2016 par la Direction Centrale de la Police Judiciaire (DCPJ) et l'Inspection générale de la Police Judiciaire (IGPN) ont été " très approfondies et très méticuleuses ". Elle avait été ouverte à la suite de plaintes de familles de victimes de l'attentat au camion bélier qui a fait 86 morts.

Selon lui, l'enquête n'a pas permis de conclure à une "violation manifestement délibérée d'une obligation particulière de prudence ou de sécurité" qu'aurait pu avoir commis la préfecture ou la mairie.

Parmi les plaintes adressées au procureur de Nice, l'avocat des parents d'un enfant qui figurait parmi les victimes, Me Yassine Bouzrou, visait en particulier " le défaut de mise en place de contrôles de la circulation des poids lourds ".

Le soir de l'attentat, plus de 30.000 personnes assistaient au feu d'artifice lorsque Mohamed Lahouaiej Bouhlel, un Franco-Tunisien de 31 ans, a foncé dans la foule avec un camion. "Tous les postes de sécurité étaient tenus avec des effectifs suffisants" et le "dispositif était conforme aux règles de l'art de la sécurité", a dit le procureur lors d'une conférence de presse.

"Il s'avère qu'il n'y a pas à Nice ni ailleurs de texte interdisant totalement la circulation d'un type de véhicule donné. Le fait qu'il y ait un camion de 19 tonnes sur la Promenade ne se heurte pas à la loi et on ne voit pas pourquoi le service de vidéo-surveillance aurait dû s'alarmer", a répondu le procureur.

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