Primaire du PS : Hamon attaqué sur le revenu universel

20 Janvier, 2017, 06:13 | Auteur: Sebastien Chopin
  • Primaire du PS : Hamon attaqué sur le revenu universel

"Il faudrait se retirer, au nom des sondages", s'est-il indigné, en vitupérant contre les "forces politiques, les forces de presse, qui veulent empêcher que cette primaire se passe dans de bonnes conditions". Le chantre du "Made in France " en a également profité pour tacler le coût du revenu universel de son concurrent principal en vue du second tour, Benoit Hamon.

Certes, au premier tour Manuel Valls serait en tête avec 34% des intentions de vote mais il perd dix points depuis le mois de novembre. Dans sa ligne de mire, le revenu universel promis par le député des Yvelines, qui a cristallisé bon nombre de fractures dans le cadre de la primaire.

Premier ministre jusqu'au 6 décembre dernier, Manuel Valls n'apprécie pourtant pas qu'on l'associe à l'intégralité du bilan du quinquennat de François Hollande.

Puis Vincent Peillon y est allée de sa critique: "Là, je vis même la gauche qui modifie ses promesses au fur et à mesure de la primaire car elle se rend compte qu'elle en a fait beaucoup". Mais très vite, Benoît Hamon souligne aussi que les candidats seront "jugés sur ce que nous voulons faire et changer". "Pour financer les 300 milliards d'euros, attaque enfin Montebourg, on prend d'abord aux riches, et c'est finalement un coup de bambou fiscal pour les classes moyennes et populaires". "T'as pas le droit". Il cherche à se distinguer de son frère ennemi frondeur et défend "une stratégie sérieuse, ciblée robuste". Et Jean-Luc Bennahmias rappelle le travail accompli par le député Arnaud Leroy pour faire adopter ce texte législatif. "J'ai eu la seule directrice de cabinet de toute l'histoire de la Répubilque", a fait valoir Manuel Valls, tandis que Jean-Luc Bennahmias estimait que, dans ce " vieux pays de machos " qu'est la France, " il ne faut pas attendre grand chose des hommes; c'est par les femmes que ça arrivera ". Quitte à surligner les points d'accord ou à tirer des traits d'union parfois un peu forcés. Alors que plusieurs autres candidats ont affiché leur inquiétude face à Vladimir Poutine et Donald Trump, l'eurodéputé l'a jouée bravache: "Nous allons essayer de l'amener à de meilleures manières". Vincent Peillon entend défendre "une législation européenne pour lutter contre la concurrence déloyale des pavillons de complaisance ".

"Je ne veux pas d'une gauche qui fait des propositions à crédit pour perdre totalement son crédit", lance Manuel Valls.

"Attention au protectionnisme", a toutefois nuancé Vincent Peillon, autre ancien ministre socialiste.

En effet, Manuel Valls est perçu comme un personnage froid et autoritaire.

C'était l'une des informations attendues de la soirée. "Pour François de Rugy, il faut " mener une véritable politique multimodale avec les connexions ferroviaires, terrestres " et " développer une politique de transports courtes distances par feeder, un cabotage accru et de véritables autoroutes de la mer pour diminuer sensiblement le tout camion ". Si Valls semble le plus présidentiable, il est loin d'être le plus sympathique.

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