Le Conseil de sécurité condamne fortement les essais nord-coréens

15 Février, 2017, 16:37 | Auteur: Nathanaël Gerin
  • Le premier ministre japonais Shinzo Abe et le président américain Donald Trump

Le tir d'un missile balistique depuis la base aérienne de la province de Pyongan du Nord (nord-ouest) a eu lieu à 07h55 ce dimanche 12 février (23h55 samedi, heure de Paris).

C'est le premier test stratégique pour Donald Trump en Asie orientale. Selon l'agence Yonhap qui cite des sources gouvernementales sud-coréennes, plusieurs options seraient actuellement sur la table afin de montrer clairement au voisin du nord sa volonté de représailles, et adresser un message rassurant à la population sud-coréenne. Une provocation qui n'a pas fait sourciller le président américain pour qui le développement d'une arme nucléaire capable de frapper les États-Unis " n'arrivera pas ", a-t-il tweeté il y a quelques jours. Ce coup d'éclat au timing choisi avec soin a déjà réussi l'exploit de convertir le nouveau président américain à la concision.

Le régime de Pyongyang a effectué son premier tir de missile balistique depuis la prise de pouvoir du nouveau président américain. "Absolument intolérable", a réagi le Premier ministre japonais Shinzo Abe, soutenu par Donald Trump.

Le Conseil a appelé tous les membres des Nations unies à " redoubler d'efforts " pour mettre en vigueur des sanctions.

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Le président américain a pressé Pékin, principal allié et partenaire commercial de la Corée du Nord, de faire plus pour restreindre son voisin.

Le Conseil de sécurité de l'ONU devrait tenir des consultations sur ce tir d'essai, ont indiqué des diplomates à l'ONU.

Du côté de Pyongyang, ce tir symbolise l'espoir d'un nouveau levier de négociation avec Washington.

"Je condamne le tir d'un missile balistique par la la République populaire démocratique de Corée (RPDC)". Depuis le premier essai nord-coréen, en 2006, l'ONU a maintes fois interdit à la Corée du Nord de mener tout programme nucléaire ou balistique, sans grand succès. " En guise de riposte contre le Nord, Washington et Séoul prévoient des " exercices militaires conjoints " en mars, ajoute Wang". " avait tweeté Donald Trump en réponse à la menace nord-coréenne le 1er janvier". Une promesse de soutien au Japon, mais aucune mention à la Corée du Nord. Raison de cette réponse tempérée: le missile de moyenne portée lancé dimanche est incapable d'atteindre les États-Unis. Néanmoins, comment le Nord réagirait-il si un missile était détruit sur la rampe de lancement ou intercepté peu de temps après son décollage?

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