Un cheval de Troie devant le Parlement européen contre le CETA — Strasbourg

15 Février, 2017, 12:36 | Auteur: Nathanaël Gerin
  • L’accord de libre échange sera soumis au vote du Parlement européen mercredi 15 février

Signé à la fin du mois d'octobre par Bruxelles et Ottawa, l'accord de libre-échange controversé entre l'Union européenne et le Canada (CETA) sera soumis ce 15 février au vote du Parlement européen à Strasbourg. S'il est adopté, le texte entrera en application provisoire, a priori dès le mois d'avril, le temps d'être ratifié par l'ensemble des Parlements nationaux et régionaux de l'UE, ce qui prendra des années.

Des manifestants vêtus de combinaisons blanches, masque sur la bouche, formaient une chaîne humaine, assis ou couchés, qu'il fallait enjamber pour accéder au Parlement européen. Mais il prône également la coopération en matière sociale, sanitaire et environnementale.

Ses partisans avancent eux, que l'accord fera progresser de 25% le commerce de l'Union avec le Canada, son 12e partenaire commercial, faisant croître le PIB européen d'environ 12 milliards d'euros par an. Le Premier ministre canadien Justin Trudeau doit s'exprimer jeudi devant les eurodéputés, au lendemain du vote.

L'Accord économique et commercial global (AECG, en anglais CETA) est a priori soutenu par une majorité d'eurodéputés, essentiellement ceux de droite, ainsi que les libéraux et la plupart des socialistes.

Les Verts, l'extrême gauche, l'extrême droite et certains socialistes voteront contre.

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La délégation Socialistes et démocrates (S&D, le deuxième groupe du Parlement) a été particulièrement ébranlée par le débat sur ce texte, une partie de ses membres, bien que minoritaire, y étant opposée.

Les écologistes, à l'image du Français Yannick Jadot dénoncent "un risque majeur pour l'élevage européen et la santé européenne".

Un des points sensibles porte en effet sur la possibilité donnée à une multinationale investissant à l'étranger de porter plainte contre un Etat qui adopterait une politique publique contraire à ses intérêts, afin de demander réparation.

L'humour des militants anti-CETA, à Strasbourg.

Au final, la signature du traité par l'UE et le Canada en avait été retardée de quelques jours. Surtout "étant donné là d'où on partait.", dit-il.

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