Conflit israélo-palestinien " la solution à deux Etats est la seule possible "

16 Février, 2017, 23:52 | Auteur: Phil Beauvilliers
  • La colonie israélienne de Kiryat Arba en Cisjordanie le 7 janvier 2017 à Hébron

Il a en effet expliqué que les Etats-Unis n'insisteront pas sur une solution à deux Etats entre Israéliens et Palestiniens.

En visite en Egypte, le Secrétaire général de l'ONU, António Guterres, a rappelé mercredi que la solution à deux Etats, un Etat israélien et un Etat palestinien, était la seule solution possible au conflit au conflit israélo-palestinien. Toutes les négociations de paix qui se sont tenues depuis ont tourné autour de cette issue diplomatique.

Manifestement, le président américain ne comprenait pas ce qu'il disait, mercredi, lors de sa conférence de presse commune avec le premier Ministre israélien.

Dénonçant "une politique pas responsable", Mme Achraoui a accusé la nouvelle administration américaine "d'essayer de satisfaire la coalition extrémiste de (Benjamin) Netanyahu", qui dirige actuellement le gouvernement le plus à droite de l'histoire d'Israël. "Je regarde deux États et un État, et si Israël et les Palestiniens sont contents, je suis content avec la solution qu'ils préfèrent". "Il n'y a pas de meilleur soutien du peuple juif et de l'Etat juif que le président Donald Trump", a-t-il martelé.

Personne, et aucun Etat, ne peut accepter en 2017 l'institutionnalisation d'un Etat d'Apartheid entre Méditerranée et Jourdain, alors que c'est précisément en réponse à la demande de la communauté internationale que l'OLP a reconnu l'Etat d'Israël dans ses frontières de 1967 et accepté d'édifier l'Etat de Palestine sur seulement 22% du territoire de la Palestine historique.

Sur la même longueur d'onde, M. Trump avait, pendant sa campagne électorale, proclamé que cet accord était "le plus stupide" qu'il ait connu. Pour Benjamin Netanyahu heureux d'entendre son homologue américain, c'est "une occasion inédite" que Trump offre dans la résolution de cette vielle crise. Dans une volonté de trancher véritablement avec la politique menée jusqu'à présent par Barack Obama, Donald Trump a multiplié les signes d'amitié et de collaboration avec le Premier ministre israélien. Quant aux Palestiniens, ils sont invités à abandonner "la haine" que leurs inspirerait les Israéliens.

Les grands journaux américains ont pris à partie le président américain Donald Trump jeudi après ses déclarations la veille.

Donald Trump définit la paix au Proche-Orient comme une priorité, assure-t-on à la Maison blanche et il a confié à son gendre, Jared Kushner, la mission de négocier un accord de paix.

Netanyahu a également indiqué qu'il était prêt à étudier l'appel du président américain à freiner la construction dans les implantations. "Je ne crois pas qu'aller plus loin avec ces colonies soit une bonne chose pour la paix", a-t-il déclaré, jugeant qu'elles "n'aident pas" le processus.

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