Etats-Unis : Michael Flynn et ses relations troubles avec la Russie

16 Février, 2017, 17:52 | Auteur: Phil Beauvilliers

"Le chroniqueur Stéphan Bureau se demande si Donald Trump était au courant que son conseiller à la sécurité nationale, Michael Flynn, discutait des sanctions imposées à la Russie avec l'ambassadeur russe aux États-Unis".

En effet, des appels téléphoniques entre lui et l'ambassadeur russe à Washington ont été interceptés notamment le 1er janvier, soit bien avant l'investiture du président Trump.

Facteur aggravant, Michael Flynn avait induit en erreur son propre camp, en particulier Mike Pence, le futur vice-président. Des discussions potentiellement illégales. Il est chargé d'épauler le président sur les questions diplomatiques et agit comme une sorte de double du secrétaire d'Etat, au sein de la Maison-Blanche.

Sean Spicer a indiqué que M. Trump avait été informé de la situation par ses conseillers après que des représentants du département de la Justice eurent repéré des contradictions dans ce dossier.

Le "Flynngate" a incité certains élus de la majorité républicaine au Congrès à se distancer de la Maison-Blanche.

Les relations entre Washington et Moscou se sont brutalement dégradées pendant la présidence de Barack Obama après l'annexion de la Crimée par la Russie en 2014, menant au déclenchement de ce qui ressemble désormais à une "Deuxième Guerre froide" entre la Russie et les Etats-Unis, un quart de siècle après la chute de l'URSS.

Mais, a-t-il assuré, la Maison Blanche a déterminé que le général Flynn n'avait en aucun cas violé la loi. Les Américains se sont aperçus que des proches de Donald Trump communiquaient régulièrement avec des intimes du Kremlin.

Dès lundi, les démocrates au Congrès avaient réclamé le renvoi de l'ancien général pour ces accusations "ahurissantes", leurs collègues républicains optant pour le mutisme. Ce n'est que lundi après-midi qu'une proche conseillère de Donald Trump a tenté de dissiper le malaise, assurant que l'ancien soldat bénéficiait "de la confiance totale du président". Le New York Times vise haut et tape fort. Dans son édition numérique, le prestigieux quotidien américaon affirme que des conversations téléphoniques enregistrées et des registres de conversations téléphoniques montrent des contacts répétés de l'équipe de campagne de Donald trump avec les services de renseignement russes. Et les agences américaines de renseignement ont d'ores et déjà conclu que le président russe Vladimir Poutine était lui-même intervenu pour interférer dans l'élection. Certains affirmaient qu'il avait été retiré de la tête du renseignement militaire après seulement deux ans d " exercice. Au moment de sa nomination, Le Monde relevait qu'il était un interlocuteur régulièrement sollicité par la chaîne Russia Today, financée par le Kremlin.

Le général à la retraite Joseph Kellogg a été désigné pour assurer l'intérim au poste très influent de patron du Conseil de sécurité nationale (NSC).

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