Netanyahou a demandé à Trump de reconnaitre le Golan comme officiellement israélien

16 Février, 2017, 18:37 | Auteur: Phil Beauvilliers
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Samedi, il a ouvertement pressé le Premier ministre de profiter d'une "occasion historique" pour informer M. Trump qu'il ne soutenait plus la création d'un Etat palestinien qui coexisterait avec Israël, solution dite à deux Etats qui est la référence de la communauté internationale.

La réunion qui aura lieu ce soir (mercredi) entre Trump et Netanyahu annonce un objectif de paix entre Israël et les Palestiniens, même si la solution à deux Etats n'en fera pas partie. La solution à deux Etats, israélien et palestinien côte à côte, a été défendue par tous les présidents américains successifs, qu'ils aient été démocrates ou républicains.

Il a ajouté encore que l'administration américaine allait travailler pour aider au processus de paix mais qu'elle n'avait pas l'intention de dicter ses conditions.

Donald Trump a d'ailleurs relevé que "pour la première fois depuis que (son) pays existe, les pays arabes de la région ne considèrent pas Israël comme leur ennemi", en allusion aux puissances sunnites du Moyen-Orient.

Trump a toutefois expliqué à Netanyahu qu'il souhaiterais qu'Israël cesse de construire des habitations sur les terres disputées de Jérusalem-Est et de la Cisjordanie. Donald Trump a également pressé les Palestiniens de se débarrasser de leur 'haine' supposée à l'égard des Israéliens. Ce qui n'a jamais été le cas de Donald Trump.

Le message délivré à l'attention d'Israël et des jusqu'au-boutistes de droite est: M. Trump n'a pas décerné de blanc-seing au grand allié israélien des Etats-Unis et entend réserver ses options pour présider à un accord, disent les experts.

Au lieu de s'adresser au journaliste, Donald Trump s'est tout simplement tourné vers le premier ministre israélien pour donner sa réponse. "Une nouvelle ère, de nouvelles idées, pas besoin d'un troisième État palestinien au-delà de la Jordanie et de Gaza", a tweeté le chef du Foyer juif, fervent partisan de la colonisation en Cisjordanie et à Jérusalem-Est.

Il a sinsité sur le fait que pour parvenir à un accord il fallait trouver un compromis acceptable par les deux parties. Cette option laisse en suspens la question démographique et le choix à terme d'un président issu de telle ou telle communauté, alors que de nombreuses voix veulent conserver le caractère juif de l'Etat d'Israël.

Trump avant d'ajouter à l'attention de Netanyahu: "Vous le savez, n'est-ce pas?". Le gouvernement israélien a beaucoup critiqué l'accord sur le nucléaire iranien, voulu par Barack Obama et signé en 2015.

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