Nicolas Maduro coupe le signal de CNN en espagnol — Venezuela

16 Février, 2017, 21:56 | Auteur: Phil Beauvilliers
  • Le Président vénézuélien Nicolas Maduro et le Vice-président Tareck El Aissami avant le discours de Maduro à Caracas le 15 Janvier 2017

Lundi 13 février, les États-Unis ont infligé une série de sanctions financières au vice-président du Venezuela, Tareck El Aissami.

Mercredi, les opérateurs de câble présents au Venezuela avaient coupé le signal de CNN en espagnol - principale chaîne d'informations en Amérique latine - sur ordre du gouvernement du président socialiste Nicolas Maduro, qui a accusé la chaîne de faire de la "propagande de guerre".

Le chef de l'Etat a aussitôt ajouté qu'il ne voulait pas de "problème avec M. Donald Trump", tout en estimant que "l'impérialisme était en train de nous menacer", en référence aux sanctions américaines contre Tareck El Aissami, 42 ans, pour trafic de drogue.

Jeudi, M. Méndez a expliqué que cette "mesure préventive" déboucherait ensuite sur une décision définitive "dans un délai de 60 à 70 jours", réaffirmant que CNN en espagnol était devenu "un instrument pour inciter à la haine religieuse, raciale, politique, à la violence et au sang".

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Le média américain a annoncé que la chaîne sera toujours diffusée dans le pays sur YouTube. La ministre des Affaires étrangères du Venezuela, Delcy Rodriguez, a notamment dénoncé la diffusion par la chaîne le 6 février d'un reportage sur un supposé trafic de visas et de passeports vénézuéliens depuis l'ambassade du pays en Irak. De plus, ses éventuels avoirs qu'ils possédaient aux États-Unis ont été gelés. CNN en espagnol citait alors le vice-président du pays comme l'un des organisateurs, ce qui provoqua dimanche dernier la colère de Nicolas Maduro, président du Venezuela. "Sur le plan personnel, je reçois cette misérable et infâme agression comme une reconnaissance de ma condition de révolutionnaire anti-impérialiste".

Tareck El Aissami n'est pas le seul visé par ces sanctions considérées par le Trésor américain comme "l'aboutissement de plusieurs années d'enquête visant d'importants trafiquants de drogues aux États-Unis et (qui) démontre que l'influence et le pouvoir ne protègent pas ceux qui s'engagent dans des activités illégales".

Le président américain Donald Trump a demandé mercredi au gouvernement vénézuélien la libération "immédiate" d'un célèbre opposant et figure de l'antichavisme emprisonné depuis bientôt trois ans, après avoir rencontré son épouse à la Maison Blanche.

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