PO-Trump prend ses distances face à la solution à deux Etats

16 Février, 2017, 17:04 | Auteur: Phil Beauvilliers
  • The exterior of the US Embassy building in the Israeli coastal city of Tel Aviv

Commentant l'accord sur le nucléaire iranien auquel est parvenu l'administration Obama, et qu'Israël conteste, Donald Trump a affirmé qu'il ne laisserait jamais l'Iran obtenir l'arme nucléaire, et lourdement critiqué son prédécesseur.

Aux côtés du Premier ministre Benjamin Netanyahu pendant une conférence de presse à la Maison Blanche avant la réunion entre les deux hommes mercredi, Trump a résisté à l'engagement de longue date des Etats-Unis envers la solution à deux états.

"Je regarde [la solution à] deux états et [la solution à] un état et j'aime celle que les deux parties aiment", a déclaré Trump, qui s'est également montré sensible à un appel de Netanyahu pour une initiative régionale reposant sur les relations qui s'améliorent entre Israël et les pays arabes.

Cette histoire de "connexion avec la Russie est une absurdité, c'est seulement une tentative pour couvrir les nombreuses erreurs commises par la campagne perdante d'Hillary Clinton", a-t-il tweeté. Un déménagement qui marquerait là aussi une rupture avec la position historique des Etats-Unis.

Le président américain a également jugé que l'allié israélien avait été traité de manière "très injuste" par les Nations unies. "Une entente entre les éléments les plus extrémistes et irresponsables en Israël et à la Maison-Blanche n'est pas de nature à produire une politique étrangère responsable ". Ce qui a déclenché la colère de l'Organisation de libération de la Palestine (OLP). Le mouvement islamiste Hamas, au pouvoir à Gaza, a de son côté dénoncé 'un jeu fourbe' de Washington.

Selon Erekat, l'alternative à la solution de deux États, serait " un seul état démocratique et séculaire pour les juifs, les musulmans, et les chrétiens.

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En 2009, après un nouvel échec des négociations de paix, Benjamin Netanyahu prononçait son discours de Bar Ilan et endossait pour la première fois publiquement, le 14 juin 2009, l'idée d'un Etat palestinien coexistant avec Israël.

Il a sinsité sur le fait que pour parvenir à un accord il fallait trouver un compromis acceptable par les deux parties.

Soumis à la surenchère de sa droite et confronté à des enquêtes de police pour des faits présumés de corruption, M. Netanyahu a annoncé depuis le 20 janvier plus de 5.000 logements de colonisation en Cisjordanie et la première nouvelle colonie impulsée par le gouvernement depuis plus de 20 ans.

Son hôte a répondu que 'la question des colonies n'était pas au coeur du conflit' avec les Palestiniens, auxquels il a réclamé la 'reconnaissance de l'Etat juif' d'Israël.

Saeb Erekat, un officiel palestinien, a expliqué pour sa part au Washington Post que ce sont les politiciens israéliens et ceux qui soutiennent les colonies juives en Cisjordanie qui sont opposés à la création d'un État palestinien.

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