Quand Bachar al-Assad ironise sur la popularité de François Hollande

16 Février, 2017, 17:39 | Auteur: Phil Beauvilliers

Le président syrien Bachar al-Assad a accordé, depuis Damas, une longue interview à la radio française Europe 1 et à la chaîne de télévision TF1, diffusée jeudi, dans laquelle il rejette catégoriquement les accusations de torture formulées par l'ONG Amnesty International et fustige la ligne politique de la France et des Occidentaux en Syrie. Et le moins que l'on puisse dire, c'est que l'action de la France au sein de la coalition internationale dans le conflit syrien n'est toujours pas digérée par celui qui tient la Syrie d'une main de fer depuis 2000.

Invité à commenter la fin de mandat du président français, Bachar al-Assad a rappelé qu'il ne l'avait "jamais rencontré". Il y évoque l'avenir de la Syrie, la répression menée par son armée, la lutte anti-terroriste... et François Hollande, dont il dit qu'il " touche le fond comme aucun de ses prédécesseurs"!

Durant l'entretien, le président syrien n'a pas été tendre avec son homologue français.

"La politique de la France depuis le premier jour est de soutenir les terroristes, d'être directement responsable des tueries dans notre pays", affirme Bachar al-Assad. Il est aussi interrogé sur Donald Trump, ainsi que sur les détentions, tortures et assassinats qui lui sont reprochés. Le dirigeant syrien, questionné sur le décret interdisant l'entrée sur le territoire américain aux ressortissants syriens, a par ailleurs jugé que "ce n'est pas le peuple syrien qui est visé ici. Ce sont les terroristes, qui pourraient s'infiltrer à travers certains immigrants venus à l'Ouest", a-t-il estimé. "Non il ne l'est pas". Ils n'ont jamais rien fait sans nous consulter. "Il s'agit d'un pas important sur le chemin qui va nous conduire à battre et éliminer le terrorisme dans notre pays, mais je pense que ce sera un long chemin".

La prise d'Alep, premier pas vers la victoire de Bachar el-Assad? Le président syrien répondait à une question sur la reprise, capitale pour l'issue du conflit, de la ville d'Alep voici deux mois. D'ici là, le peuple n'a qu'un seul moyen de se prononcer: ou bien soutenir ou bien ne pas le faire.

Recommande: