Benjamin Netanyahu n'a peut-être pas apprécié cette réponse de Donald Trump

17 Février, 2017, 08:29 | Auteur: Djeferson Maurice
  • Washington marque une rupture sur le règlement du conflit israélo-palestinien

Selon le successeur de Barack Obama à la Maison Blanche, les Etats-Unis tiennent énormément aux " liens insécables " avec l'Etat hébreux.

"Assurer avant tout la sécurité politique d'Israël constituera l'élément essentiel" de cette rencontre avec le nouveau président américain, a-t-il déclaré à la veille de son départ pour Washington.

Donald Trump s'est écarté d'une position diplomatique américaine vieille de deux décennies sur la question israélo-palestinienne. Il a aussi souligné que l'expansion des colonies en Cisjordanie complique cet effort.

L'Iran sera l'autre grand dossier de ce rencontre Trump-Netanyahu. L'exécutif américain a posé depuis des limites à la colonisation dans les Territoires palestiniens, tout en disant ne pas avoir de position définitive sur le sujet. La solution à deux Etats, israélien et palestinien côte à côte, a été défendue par tous les présidents américains successifs, qu'ils aient été démocrates ou républicains.

Une stratégie israélienne pure et dure qui risque malgré tout de rencontrer des surprises.

Donald Trump a d'ailleurs relevé que "pour la première fois depuis que (son) pays existe, les pays arabes de la région ne considèrent pas Israël comme leur ennemi", en allusion aux puissances sunnites du Moyen-Orient.

Depuis son installation à la Maison Blanche, Donald Trump, qui s'était clairement affiché pro-israélien pendant sa campagne électorale et s'est notamment abstenu de qualifier les colonies israéliennes d'obstacle au processus de paix, n'a cessé de prendre ses distances avec les positions de ses prédécesseurs.

Autre appel à la retenue, celui des diplomates européens qui viennent de remettre un rapport à Bruxelles sur la situation à Jérusalem qui n'a jamais été aussi explosive depuis 1967.

Le numéro deux de l'Organisation de libération de la Palestine (OLP) Saëb Erakat a dénoncé une tentative d'"enterrer la solution à deux États et d'éliminer l'État de Palestine ".

Une Iranienne brandissant une caricature de Donald Trump assortie du vieux slogan "A bas l'Amérique", à l'occasion du 38e anniversaire de la révolution islamique, le 10 février 2017 à Téhéran.

Hier soir, Donald Trump a bel et bien tracé les lignes d'une nouvelle politique américaine proche-orientale.

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