Conflit israélo-palestinien : Trump s'éloigne de la solution à deux États

17 Février, 2017, 11:22 | Auteur: Phil Beauvilliers
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Le secrétaire d'Etat américain John Kerry en face du ministre iranien des Affaires étrangères Mohammed Javad Zarif pendant la négociation de l'accord nucléaire iranien, le 1er juillet 2015, à Vienne, en Autriche.

Ses propos ont été interprétés comme un revirement diplomatique pour les Etats-Unis, qui ont fait de la solution à deux Etats la pierre angulaire de leur politique au Proche Orient depuis les accords d'Oslo en 1993.

Depuis des décennies, la solution fondée sur le principe de coexistence pacifique de deux Etats a été au centre de la position de Washington et de la communauté internationale. Le ministre de l'Education Naftali Bennett, chef du parti nationaliste religieux Foyer juif et partisan d'une politique de colonisation et d'annexion de territoires palestiniens, s'est exprimé de manière décomplexée.

Selon l'Associated Press, le responsable de cette conversation avec les journalistes en vue de la rencontre entre Netanyahu et Trump a décidé de parler seulement dans l'anonymat. Je peux me satisfaire des deux solutions.

Une stratégie israélienne pure et dure qui risque malgré tout de rencontrer des surprises. Depuis l'investiture de Donald Trump, Benjamin Netanyahu a annoncé la construction de plus de 5 000 logements en Cisjordanie, ainsi que de la première nouvelle colonie depuis plus de vingt ans.

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Pour autant, Donald Trump a rappelé qu'Israël devrait faire preuve de "flexibilité " et accepter des "concessions " pour la paix.

"Une entente entre les éléments les plus extrémistes et irresponsables en Israël et à la Maison blanche n'est pas de nature à produire une politique étrangère responsable", a-t-elle ajouté dans un communiqué.

Un casus belli pour les Palestiniens, un sujet secondaire pour Israël: le transfert de l'ambassade des Etats-Unis à Jérusalem pourrait être remis aux calendes grecques par le président Trump, qui en avait pourtant fait une promesse de campagne. Un rapport, confidentiel, dont l'URL a été révélé par le site français Mediapart le jour du départ de Benjamin Netanyahu pour Washington.

Mais Benjamin Netanyahu avance avec prudence, craignant que la nouvelle administration américaine fixe des restrictions à Jérusalem, notamment sur la question de l'expansion des colonies.

Point de tension en Israël, Benyamin Netanyahou n'a jamais réellement envisagé la solution des deux États, sauf en 2009 sous la pression de Barack Obama, avant de se rétracter, comme le rappelle le quotidien.

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