En marge du G20, Washington et Moscou tentent de se rabibocher

17 Février, 2017, 10:54 | Auteur: Phil Beauvilliers
  • Le vice-chancelier et ministre allemand de l'Economie Sigmar Gabriel le 10 janvier 2017 à Düsseldorf

La Russie n'intervient pas "dans les affaires intérieures des autres pays", a assuré aujourd'hui son chef de la diplomatie Sergueï Lavrov, juste avant de rencontrer pour la première fois son homologue américain Rex Tillerson en marge d'une réunion du G20. "Mais nous avons tous conscience que là où nos intérêts coïncident, et c'est souvent le cas, nous devons aller de l'avant", a ajouté le ministre russe.

De son côté, le nouveau secrétaire à la Défense des États-Unis, Jim Mattis, rencontrait ses partenaires de l'OTAN à Bruxelles. Ce dernier a qualifié de "productive, pragmatique, ouverte" la rencontre.

"Lorsque nous ne serons pas d'accord, les Etats-Unis défendrons leurs intérêts, leurs valeurs, et ceux de leurs alliés", a ajouté M. Tillerson.

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Ces déclarations interviennent dans un contexte où la relation russo-étasunienne est au centre de toutes les interrogations: le président Donald Trump a promis un rapprochement avec Moscou mais les propos contradictoires se sont multipliés depuis.

Les relations entre Washington et Moscou se sont brutalement dégradées pendant la présidence de Barack Obama après l'annexion de la Crimée par la Russie en 2014, menant au déclenchement de ce qui ressemble désormais à une "Deuxième Guerre froide" entre la Russie et les Etats-Unis, un quart de siècle après la chute de l'URSS.

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