VIDÉO. Guerre d'Algérie : Emmanuel Macron lâche une nouvelle bombe

17 Février, 2017, 11:35 | Auteur: Djeferson Maurice
  • Le secrétaire général d'En Marche! Richard Ferrand et Emmanuel Macron le 16 janvier 2017 à Ploeven

Emmanuel Macron s'offre une polémique qui secoue les rangs de la droite et de l'extrême droite.

Cette déclaration fait suite à une question du journaliste (à la 6') lui rappelant des propos du candidat tenus en octobre 2016: "Alors oui, en Algérie il y a eu la torture, mais aussi l'émergence d'un Etat, de richesses, de classes moyennes, c'est la réalité de la colonisation".

"Mes propos n'étaient en rien destinés contre vous, c'était seulement reconnaître une responsabilité de l'État français " a également expliqué Macron. "On m'avait dit qu'en quelque sorte, implicitement, je reconnaissais les bienfaits de la colonisation".

C'est la première fois qu'un homme politique français, candidat à la présidentielle, va aussi loin pour qualifier la colonisation française. "Je n'utiliserais pas le terme de crime contre l'humanité, parce que c'est une notion juridique très particulière et je pense qu'il faut utiliser les bons mots au bon endroit. C'est une vraie barbarie, et ça fait partie de ce passé que nous devons regarder en face en présentant aussi nos excuses à l'égard de celles et de ceux vers lesquels nous avons commis ces gestes", a ainsi indiqué le candidat à la présidentielle. Pour Hassan Aourid, les déclarations de Macron qui renvoient à un passé peu glorieux de la France ouvriront la voie à la repentance des actes perpétrés contre les nations colonisées. La plupart des commentateurs considèrent qu'il y a là un changement de braquet pour un candidat qui jusqu'alors se présentait comme consensuel.

"Cette repentance permanente est indigne d'un candidat à la présidence de la République", a réagi François Fillon, au cours d'un meeting à Compiègne, ce mercredi 15 février.

Cette déclaration "va générer des tensions", s'est notamment inquiété le vice-président du FN, Florian Philippot, sur LCI. Interroge le bras droit de Marine Le Pen.

"Ces propos ont suscité hier de vives critiques de la part de responsables politiques de droite et d'extrême droite à l'image de ce tweet de David Rachline, membre du Front National: "#Macron dénigre la France à l'étranger. Elle concerne également la "persécution de tout groupe ou de toute collectivité identifiable pour des motifs d'ordre politique, racial, national, ethnique, culturel, religieux ou sexiste". En effet, en novembre, dans une interview, Emmanuel Macron était plus nuancé en évoquant des " éléments de civilisation " dans la colonisation. Tout au plus avait-il dénoncé en 2012 devant le Parlement algérien un système colonial "injuste et brutal", regrettant sans les condamner "les souffrances que la colonisation a infligées au peuple algérien".

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