Au Liban, Marine Le Pen répète son soutien à Bachar-al-Assad

21 Février, 2017, 12:20 | Auteur: Phil Beauvilliers
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Au palais présidentiel libanais, on affirme recevoir "tous les candidats".

Cet incident rejoint les positions de Marine Le Pen sur la laïcité.

Avec ce voyage et ces rencontres avec les plus hautes autorités d'un État, Marine Le Pen tente de soigner, comme les autres candidats, sa stature présidentiable. À peine arrivée, elle n'a d'ailleurs pas hésité à promettre, à plusieurs reprises, devant de nombreuses caméras, une future "visite officielle" sur place après son élection.

La présidente du FN défend le président syrien Bachar el-Assad, faisant fi du ressentiment d'une grande partie des Libanais à l'égard du régime syrien- du fait des trente ans d'occupation et des assassinats de 2005 pour lesquels Damas est pointé du doigt.

Au Liban, la question du soutien à Bachar al-Assad est une question très sensible.

Paradoxalement, une telle attitude des dirigeants occidentaux face aux exigences musulmanes dans leurs pays aurait pu éviter que des centaines de milliers de citoyens ne se jettent dans les bras de partis tels que le Front National! Emmanuel Macron avait déjà été reçu au mois de janvier dernier, rappelle Le Figaro. Mardi matin, elle devait s'entretenir dans la capitale avec Abdellatif Deriane, le grand mufti de la République libanaise, mais a dû finalement annuler le rendez-vous. Devant les Libanais, elle s'est présentée comme une "amie ancienne et fidèle", et a cité, fait rare, son père Jean-Marie Le Pen, par lequel elle a "tant entendu parler" du pays. Alain Aoun, neveu du président, a certes expliqué à quelques journalistes qu'au Liban, le "patriotisme" tant vanté par la candidate n'était "pas vraiment un tabou", il a immédiatement ajouté: "On n'est pas en train de soutenir quiconque".

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