Le ton monte entre Hamon et Mélenchon — Présidentielle

21 Février, 2017, 17:06 | Auteur: Phil Beauvilliers
  • Le ton monte entre Hamon et Mélenchon — Présidentielle

Hamon et Mélenchon, le dirigeant socialiste a assuré que "les électeurs qui sont autour de Jean-Luc Mélenchon voient bien que l'efficacité commande de se rassembler autour de Benoît Hamon", estimant que la gauche "face à la droite ou face à l'extrême-droite" était, "dans les conditions actuelles", éliminée du second tour.

La caravane départementale de "La France insoumise" de Jean-Luc Mélenchon va poser ses valises à Fougères, jeudi 23 février.

Affirmant déjà vendredi soir ne pas vouloir s'accrocher au "vieux corbillard" du PS, le candidat de la France Insoumise n'a visiblement pas apprécié de s'être vu reprocher d'avoir fait tarder les discussions.

Refroidi par ces déclarations, Benoît Hamon n'a pas tardé à réagir depuis Lisbonne, où il était venu voir de ses propres yeux ce que pouvait donner une alliance des gauches au pouvoir. "Alors que c'est quand même moi qui ait fait le pas!"

"Jean-Luc Mélenchon ferme la porte". "Ma priorité ne consiste pas à parler aux appareils (.) mais aux électeurs de gauche et à tous les Français".

L'ancien sénateur socialiste a ciblé deux axes immédiats: "l'urgence sociale" et "l'urgence écologique", auxquelles il veut consacrer l'essentiel (95%) des 100 milliards d'euros annoncés pour la première année et financés par l'emprunt. "Nous sommes une force majeure", a-t-il déclaré, déplorant "l'influence solférinienne" de Benoît Hamon.

Jean-Christophe Cambadélis, premier secrétaire du PS, a estimé lundi qu'en cas d'échec au sommet sur un accord entre MM. "Il faut que le rassemblement se fasse autour d'un candidat", a-t-il appelé, alors qu'un autre accord entre MM. Avant même d'avoir songé aux fiançailles: "Je ne courrai pas après Jean-Luc Mélenchon, je ne cours après personne, je n'oblige personne", a lâché le candidat du PS à la présidentielle.

En parallèle, Jean-Luc Mélenchon table sur 190 milliards d'euros de recettes, avec notamment la suppression du CICE et le redéploiement du pacte de responsabilité (21 milliards), la lutte contre l'évasion fiscale (33 milliards) et la suppression de niches fiscales à hauteur de 38 milliards d'euros.

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