Les troupes pro-Haftar reprennent 2 sites pétroliers (responsables) — Libye

14 Mars, 2017, 22:55 | Auteur: Phil Beauvilliers
  • Libye: graves violations des droits humains pour le contrôle des sites pétroliers- ONU

Celles-ci s'étaient emparées de ces sites pétroliers en septembre, avant d'en perdre le contrôle ce mois-ci, face aux Brigades de défense de Benghazi, formées de groupes islamistes.

Les forces fidèles du Maréchal Haftar se sont lancées ce mardi à la conquête de deux importants sites pétroliers du nord-est du pays, tombés au mains de groupes terroristes le 03 mars. Mais l'agence Bouchra, bras médiatique des BDB, a affirmé que l'attaque avait été repoussée.

Les terminaux de Raslanov et et Sedr se trouvent dans le croissant pétrolier libyen, une zone côtière située au sud-ouest de Benghazi.

En proie au chaos depuis le renversement du régime de l' ex Rais libyen Mouammar Kadhafi en 2011 avec l'aide de l' Otan, la Libye compte deux autorités rivales qui cherchent à contrôler les richesses pétrolières.

Le GNA "a officiellement (.) nié tout lien" avec cette alliance hétéroclite de milices d'orientation islamiste, mais "le ministre de la défense du GNA et certains membres (du gouvernement) soutiennent les BDB, a indiqué le centre de réflexion dans un rapport la semaine dernière". Depuis, l'Armée nationale libyenne (ANL) autoproclamée par le maréchal Haftar s'était contentée de mener des raids aériens quotidiens sur des positions des BDB, sans parvenir à les chasser.

Un des commandants des BDB, Basset al-Chairi, a confirmé à l'AFP la perte de Ras Lanouf sans préciser s'ils contrôlaient toujours le port d'al-Sedra ou non.

Le maréchal Haftar, qui s'est rapproché également de la Russie, accuse ses rivaux d'être des "terroristes" et de recevoir le soutien de pays comme la Turquie, le Qatar et le Soudan.

L'ONU s'est déclarée mardi "profondément inquiète" par les combats dans le Croissant pétrolier, où les deux parties se sont apparemment livrés à des exécutions sommaires, des tortures et d'autres violations.

Depuis son entrée en fonction en mars 2016, le GNA peine à asseoir son autorité dans le pays, y compris à Tripoli où des affrontements opposaient mardi des groupes armés.

Plusieurs axes routiers étaient bloqués et la plupart des habitants n'étaient pas en mesure de se rendre sur leur lieu de travail ou à l'école.

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