La croissance devrait accélérer au 2e trimestre (Insee) — France

17 Mars, 2017, 01:21 | Auteur: Djeferson Maurice
  • Selon l'Insee le PIB progresserait de 0,3% et de 0,5% au premier et au deuxième trimestre. La plupart des indicateurs sont dans le vert. Grâce à la politique économique de François Hollande

L'activité devrait ainsi retrouver "un rythme comparable à celui de ses voisins, après trois années de croissance plus faible que celle de la zone euro", souligne l'Insee dans ce document trimestriel, qui ne délivre pas à ce stade de prévision de croissance annuelle.

L'investissement des ménages en logement devrait encore s'accentuer - en lien avec le dynamisme des mises en chantier - tandis que celui des entreprises devrait rester dynamique, profitant notamment, au premier trimestre, de la prolongation du dispositif de suramortissement.

Les exportations totales devraient en effet nettement accélérer en 2017, avec un acquis de croissance à 2,6% mi-2017 contre seulement 1,1% pour l'ensemble de l'année 2016.

Ces prévisions "confirment que l'hypothèse du gouvernement d'une croissance de 1,5% en 2017 est sérieuse", s'est félicité dans un communiqué le ministre de l'Economie et des Finances Michel Sapin.

La baisse du chômage, entamée fin 2015, devrait se poursuivre au 1er semestre 2017, l'Insee tablant ce jeudi sur une baisse du taux à 9,5% de la population active en métropole et à 9,8% avec l'outre-mer. L'indicateur, calculé selon les normes du Bureau international du travail (BIT), retrouverait ainsi un niveau plus observé depuis le troisième trimestre 2012.

Pour Vladimir Passeron chef du département conjoncture de l'Insee, les enquêtes sur le climat des affaires "signalent qu'il y a quelque chose qui s'est enclenché en termes de demande, tant en France qu'à l'étranger", en particulier dans l'industrie. La croissance du premier trimestre devrait ainsi s'établir à 0,3% au premier trimestre, puis de 0,5% au deuxième trimestre, selon les estimations de l'Insee qui estime qu'il souffle un "vent d'optimisme " au sein de la machine économique mondiale.

Par conséquent, la consommation des ménages en biens devrait aussi ralentir en début d'année et ne croître que de 0,2% au premier trimestre, avant d'accélérer un peu au deuxième, avec une hausse de 0,4% des dépenses.

Mais dans le même temps, le regain d'inflation, provoqué par la remontée des prix du pétrole, érode le "pouvoir d'achat des ménages", a souligné le statisticien.

Par ailleurs, le commerce extérieur devrait nettement moins peser sur l'activité sur l'ensemble du semestre.

Au rang des aléas susceptibles de modifier ce scénario, l'Insee cite notamment les incertitudes politiques en Europe -qui pour l'instant n'ont pas entamé la confiance des investisseurs - ainsi que les interrogations sur l'ampleur de la relance budgétaire dont décidera l'administration Trump, sans oublier la vigueur de la reprise dans les économies émergentes.

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