Mélenchon-Hamon : "Cette addition n'existe pas", selon Alexis Corbière

17 Mars, 2017, 23:55 | Auteur: Christian Jacquard
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Et il va y rester pour un moment.

Fervent défenseur d'une sortie de l'Europe, le porte-parole de Jean-Luc Mélenchon reproche au candidat socialiste, sa promiscuité avec les institutions européennes.

"Tout flatteur vit aux dépens de celui qui l'écoute", a-t-il répondu sur BFMTV, en citant La Fontaine. "Je ne quitte pas le PS mais donner mon parrainage à Hamon serait incompréhensible pour les Français", a précisé le théoricien des " deux gauches irréconciliables", brandissant sa " sincérité " comme principal argument.

Car désormais, Benoît Hamon prône le "Made in France" et n'exclut pas des nationalisations dans le programme qu'il dévoile ce jeudi, intégrant quelques propositions de ses anciens adversaires de la primaire organisée par le PS. Ainsi entend-il réserver 50% des marchés publics aux petites et moyennes entreprises françaises, "une mesure qui fait véritablement de la commande publique un levier à partir duquel nous pourrons stimuler le tissu économique local", a-t-il expliqué dans les colonnes du Parisien.

L'agonie s'est aggravée depuis le choix de Benoit Hamon comme candidat à la présidentielle.

"Pour moi, la politique, c'est accepter de discuter avec des gens qui ne sont pas totalement d'accord avec vous, dès lors qu'on partage des valeurs communes, c'est ça le Parti socialiste et je regrette vivement qu'aujourd'hui certains prennent des risques sur l'avenir du parti en jouant sans doute des positions personnelles, en tout cas en ne respectant pas les règles", a encore lancé Mme Aubry. "Jusqu'au revirement de mardi soir, qui arrive après les défections de nombreux socialistes (Claude Bartolone et Bertrand Delanoë, par exemple, soutiennent officiellement Macron depuis peu)". Distancé dans les sondages par Marine Le Pen, Emmanuel Macron et François Fillon, Benoît Hamon aborde une séquence cruciale de sa campagne qui peine à décoller, entre les discussions d'arrière-boutique pour rassembler son camp et le retentissement de l'affaire Fillon.

Le procès en déloyauté? "Nous en avons besoin, nous sommes devant le mur de l'histoire", a continué l'ancien ministre de François Hollande. Quand les autres se contentent de répondre qu'ils n'ont "rien à rajouter".

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