Après l'attaque d'Orly, l'enquête se concentre sur le profil de l'assaillant

20 Mars, 2017, 03:31 | Auteur: Sebastien Chopin
  • Des policiers du Raid devant l'aéroport d'Orly le 18 mars 2017

Âgé de 39 ans, Ziyed Ben Belgacem était un délinquant multirécidiviste, qui avait montré par le passé des signes de radicalisation en prison.

Un homme a été abattu samedi matin par les forces de sécurité à l'aéroport d'Orly-Sud, dans le Val-de-Marne, près de Paris.

Le père et le frère de l'assaillant s'étaient présentés d'eux-mêmes au commissariat samedi en fin de matinée, quelques heures après l'attaque à l'aéroport parisien.

Je suis là pour mourir par Allah. "Mon fils n'a jamais été un terroriste". Il est ainsi revenu sur la déclaration choc de l'assaillant abattu plusieurs dizaines de secondes après son attaque: "Je suis là pour mourir par Allah".

Une heure et demie avant l'attaque à Orly, il avait tiré sur des policiers avec un pistolet à grenaille lors d'un contrôle routier au nord de Paris, puis avait volé un autre véhicule avant de se rendre à l'aéroport.

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Son autopsie doit avoir lieu dans la journée afin notamment de déterminer s'il était sous l'emprise de l'alcool ou de stupéfiants au moment des faits. Trois personnes en garde à vue La section antiterroriste du parquet de Paris est saisie de l'enquête, ouverte pour "tentative d'homicide et tentative d'assassinat sur personnes dépositaires de l'autorité publique, en relation avec une entreprise terroriste", ainsi que pour "association de malfaiteurs terroriste criminelle ". "De toute façon, il va y avoir des morts".

Ziyed Ben Belgacem était fiché pour une affaire de vol à main armée, son casier judiciaire comporte "neuf mentions" pour des faits de droit commun, et il faisait l'objet d'une interdiction de quitter le territoire.

Entre-temps, il a appelé son père pour lui avouer avoir "fait une connerie", a raconté ce dernier, et lui a demandé son "pardon", que le père lui refuse car "il a touché à un gendarme". Ensuite, "un cousin né en juin 1981 qui s'est spontanément présenté ce matin aux services de police", et que Ziyed Ben Belgacem avait rencontré dans la nuit au bar de Vitry-sur-Seine. Les enquêteurs "devront s'attacher à préciser le parcours de l'auteur des faits, ses motivations", déclare François Molins, qui décrit "une sorte de fuite en avant avec une accélération de plus en plus destructrice".

Elle survient à un mois de la présidentielle, dans un pays confronté depuis deux ans à une vague d'attentats jihadistes ayant fait 238 morts, et en plein débat sur le maintien de l'état d'urgence, en vigueur jusqu'au 15 juillet.

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