Attaques à Orly et Stains: "Je suis là pour mourir par Allah"

20 Mars, 2017, 15:05 | Auteur: Sebastien Chopin
  • L'homme a été abattu par les forces de l'ordre alors qu'il cherchait à voler l'arme d'un militaire

A 8h22, ce samedi matin, Zyed Ben Begacem pénètre dans le hall A du terminal sud de l'aéroport d'Orly, raconte François Molins, le procureur de la République de Paris, lors de sa conférence de presse. Je suis là pour mourir par Allah.

D'abord le père et le frère de Ziyed Ben Belgacem, qui ont reçu à 7h16 un appel téléphonique au cours duquel l'individu leur a déclaré "avoir fait une bêtise". "Et sous l'effet de l'alcool et du cannabis, voilà où on arrive", a témoigné son père, à l'antenne de la radio privée Europe 1. "Mon fils n'a jamais été un terroriste", a-t-il assuré à la sortie de sa garde à vue. Jamais il a fait la prière et il boit. Mais, selon des sources proches de l'enquête, il est bien parvenu à s'en saisir après un corps-à-corps, avant d'être abattu.

L'assaillant se trouvait dans "une sorte de fuite en avant", avait commenté samedi soir le procureur de Paris François Molins: "Je suis là pour mourir par Allah". "Jetant au sol un sac contenant un bidon d'hydrocarbures", en l'occurrence de l'essence, il attaque une militaire de l'opération Sentinelle, explique le procureur. Dans l'après-midi, lors de la perquisition de son domicile à Garges-lès-Gonnesse, dans le Val-d'Oise, les enquêteurs découvrent " quelques grammes de cocaïne, une machette et des devises étrangère ".

Une enquête a été ouverte, notamment pour tentative d'homicide et tentative d'assassinat sur personnes dépositaires de l'autorité publique, en relation avec une entreprise terroriste, ainsi que pour association de malfaiteurs terroriste criminelle.

- Elément déclencheur ou préméditation?

More news: "Barça-PSG va encore rester un peu", reconnaît Marquinhos — PSG
More news: Thierry Omeyer, l'adieu en Bleu
More news: Ziyed Ben Belgacem voulait "mourir par Allah" — Orly

Retour en arrière. Un peu plus tôt dans la matinée, alors qu'il roule à " vive allure", " tout feu éteint", il est contrôlé par des policiers du commissariat de Stains, près de son domicile de Garges-lès-Gonesse.

Les enquêteurs cherchent toujours à déterminer ce qui a pu provoquer son passage à l'acte.

L'homme réapparaît ensuite à une trentaine de kilomètres de là, à Vitry-sur-Seine, dans la banlieue sud de Paris, où il vole une voiture, avant de gagner l'aéroport d'Orly.

Repéré comme radicalisé à l'occasion d'un passage en détention au cours des années 2011-2012, il avait fait l'objet, dans le cadre de l'état d'urgence, d'une perquisition administrative.

A un mois de la présidentielle française, cette attaque a une nouvelle fois frappé un pays confronté depuis deux ans à une vague d'attentats jihadistes qui a fait 238 morts au total. Tous droits de reproduction et de représentation réservés. Par conséquent, aucune de ces informations ne peut être reproduite, modifiée, transmise, rediffusée, traduite, vendue, exploitée commercialement ou utilisée de quelque manière que ce soit sans l'accord préalable écrit de l'AFP. l'AFP ne pourra être tenue pour responsable des délais, erreurs, omissions, qui ne peuvent être exclus ni des conséquences des actions ou transactions effectuées sur la base de ces informations.

Recommande: