Ben Belgacem, surtout connu pour des délits de droit commun

20 Mars, 2017, 02:10 | Auteur: Sebastien Chopin

Un homme a été abattu samedi matin par les forces de sécurité à l'aéroport d'Orly-Sud (Val-de-Marne) après avoir dérobé une arme à un militaire de l'opération Sentinelle, a-t-on appris auprès du porte-parole du ministère de l'Intérieur. "Il va y avoir des morts " Avant d'être abattu par les forces de sécurité, Ziyed ben Belgacem a lancé aux militaires: "Posez vos armes, je suis là pour mourir par Allah".

Dans la matinée, le père de l'agresseur a exprimé son incompréhension, incriminant ses "fréquentations" et "la drogue".

Les enquêteurs analysent également son téléphone et les éléments recueillis lors d'une perquisition à son domicile. Trois personnes en garde à vue La section antiterroriste du parquet de Paris est saisie de l'enquête, ouverte pour "tentative d'homicide et tentative d'assassinat sur personnes dépositaires de l'autorité publique, en relation avec une entreprise terroriste", ainsi que pour "association de malfaiteurs terroriste criminelle ". Le frère et le cousin de l'assaillant, Ziyed Ben Belgacem, un Français de 39 ans déjà condamné pour plusieurs vols avec violence et trafic de stupéfiants, s'étaient présentés d'eux-mêmes à la police samedi.

Arrêté à 5h55 GMT à un contrôle routier, il tire au revolver à grenailles sur des policiers, en blessant légèrement un à la tête, et prend la fuite.

More news: Trump et Merkel ne sont pas d'accord sur grand chose
More news: Pyrénées-Atlantiques : un cambrioleur reste coincé dans la vitrine du magasin
More news: Les Etats-Unis déploient des marines en Syrie pour lutter contre Daesh

"Le principe d'intervention immédiate pour stopper une attaque a été spectaculaire puisque les militaires ont stoppé l'assaillant en moins de deux minutes", explique Franck Mereyde, directeur de l'aéroport Paris-Orly. L'homme, "connu des services de police et de renseignement", et dont le sac à dos renfermait un bidon d'hydrocarbures, un briquet, 750 euros et un coran, en était alors à son "quatrième passages à l'acte en l'espace d'une heure trente ". "Il me dit 'Voilà papa, je te demande pardon, j'ai fait une connerie avec un gendarme'".

"Il n'y a plus aucune garde à vue en cours dans ce dossier à ce stade de l'enquête", a précisé une source judiciaire.

L'assaillant se trouvait dans "une sorte de fuite en avant avec un processus de plus en plus destructeur", a commenté samedi soir le procureur de Paris François Molins, qui a décrit "un individu extrêmement violent", avec une intention terroriste. Selon leurs déclarations, ils auraient reçu un appel téléphonique de Ziyed Ben Belgacem, qui aurait dit avoir fait "une bêtise". Ce qui lui vaut en 2015 de faire l'objet d'une perquisition administrative dans le cadre de l'état d'urgence.

Ce statut exceptionnel facilite notamment les perquisitions et les assignations à résidence.

Recommande: