Benoît Hamon tiendra son dernier meeting dans le temple du rugby toulousain

20 Mars, 2017, 21:31 | Auteur: Phil Beauvilliers
  • Mélenchon a un plan B pour l'Europe

Comme une pieuvre, l'argent a mis son emprise sur cette election. "Ce parti de l'argent a plusieurs noms, plusieurs visages, il a même plusieurs partis", a lancé M. Hamon devant quelque 20.000 partisans. "L'un nous dit, moderne, comme le père Guizot sous la Restauration: 'Enrichissez-vous'", a-t-il ajouté en visant Emmanuel Macron. "Les deux autres pensent 'enrichissez-nous'", a-t-il complété, déclenchant de nombreux rires dans l'assistance, en visant cette fois François Fillon et Marine Le Pen.

Pour l'heure, les deux candidats de gauche font campagne parallèlement; comme l'illustrent la marche de Jean-Luc Mélenchon samedi et le meeting de Benoît Hamon dimanche. Il a appelé l'équipe du candidat PS "à moins de comportements caporalistes et plus de réponses politiques".

La réplique de l'ancien banquier a été immédiate. Le discours de Bercy faisait selon lui "un peu Bourget réchauffé".

Largement distancé dans les sondages par Emmanuel Macron, Benoît Hamon n'a pas épargné son rival qu'il accuse sans le nommer de faire le jeu de Marine Le Pen.

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Au passage, Benoît Hamon appréciera être un simple copié-collé de l'actuel chef de l'Etat qui, lors de son grand meeting de campagne en 2012, au Bourget, avait ciblé la finance comme son ennemi.

"Moi je ne perds pas le tiers ou la moitié de mon temps dans mes rassemblements à invectiver les autres candidats", a-t-il dit, jugeant qu'il ne faut ni "chérir", ni "détester" l'argent. "Ensuite, quand on parle d'argent, Marx, qui est un auteur souvent cité, en particulier à gauche, disait très justement que 'l'argent devient dangereux quand c'est un fétiche'".

Christiane Taubira, soutien de Benoît Hamon, a déclaré lundi qu'"il serait normal" que François Hollande se positionne dans la campagne présidentielle et "que ce soit pour le candidat légitimement issu" de la primaire organisée par le PS.

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