Crise avec l'Europe: délire verbal du président Erdogan

20 Mars, 2017, 23:57 | Auteur: Phil Beauvilliers
  • Le président turc Recep Tayyip Erdogan le 18 mars 2017 à Canakkale en Turquie

Les propos de Recep Erdogan avaient provoqué la colère en Allemagne, la chancelière Angela Merkel appelant Ankara à "garder la tête froide".

Les comparaisons avec les méthodes nazies établies par les dirigeants turcs concernant des mesures prises par le gouvernement allemand doivent cesser, a encore averti la chancelière.

Le président turc Recep Tayyip Erdogan s'en est pris personnellement hier à la chancelière allemande Angela Merkel, l'accusant de pratiques " nazies", la tension entre les deux pays reprenant de plus belle. Est-ce que cela respecte l'éthique de la politique?

Les comparaisons au nazisme sont toujours absurdes et déplacées car elles reviennent à minimiser les crimes contre l'humanité du national-socialisme.

Les relations entre la Turquie et l'Allemagne traversent une crise aigüe après l'annulation par les autorités locales de plusieurs réunions électorales pro-Erdogan dans le pays, dont M. Erdogan s'est emparé pour dénoncer l'Europe et l'Allemagne en particulier, avec qui les relations sont exécrables depuis l'été dernier.

Mais la patience de Berlin arrive à ses limites.

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Pareille déclaration, a estimé Ibrahim Kalim, est la preuve que l'Allemagne soutient FETO, l'acronyme utilisé par Ankara quand il s'agit de parler de "l'Organisation terroriste güleniste".

Kalin a condamné avec les termes les plus forts l'autorisation accordée par l'Allemagne au PKK de manifester contre le référendum qui aura lieu le 16 avril prochain en Turquie.

"Contre qui? Mes frères citoyens turcs en Allemagne et les ministres frères" qui ont tenté de se rendre en Allemagne pour faire campagne en faveur de l'extension des pouvoirs présidentiels en Turquie, a-t-il ajouté.

"Plus nous répliquons, plus nous alimentons la tactique suivie par ce gouvernement, par le parti au pouvoir (AKP, ndlr), par le président", a argumenté le porte-parole auprès de la presse. Dans le même temps, M. Juncker s'est dit opposé à l'arrêt d'ores et déjà des négociations sur l'entrée de la Turquie, même si elles font du sur-place depuis des années.

"Nous sommes tolérants mais nous ne sommes pas des imbéciles", a affirmé Gabriel sur les colonnes du journal allemand Passauer Neue Presse de lundi. Tous droits de reproduction et de représentation réservés. Par conséquent, aucune de ces informations ne peut être reproduite, modifiée, rediffusée, traduite, exploitée commercialement ou réutilisée de quelque manière que ce soit sans l'accord préalable écrit de l'AFP.

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