France-L'assaillant d'Orly a dit vouloir "mourir par Allah"

20 Mars, 2017, 08:04 | Auteur: Sebastien Chopin
  • Des officiers du Raid sécurisent l'enceinte de l'aéroport d'Orly samedi 18 mars 2017

L'homme de 39 ans, abattu ce samedi matin après avoir tenté de s'emparer du Famas d'une militaire de Sentinelle à l'aéroport d'Orly, n'était pas fiché S [Sûreté de l'État] par la Direction générale de la sécurité intérieure.

Tout a commencé peu avant 07H00 à Garges-lès-Gonesse (Val-d'Oise), une commune de la banlieue nord de Paris d'où il est originaire: arrêté à un contrôle routier, l'homme tire au pistolet à grenailles sur des policiers, en blessant légèrement un à la tête et prend la fuite.

S'ils cherchent encore à déterminer clairement ses motivations, les enquêteurs ont rapidement retracé le parcours de l'agresseur: un homme du nom Ziyed Ben Belgacem, déjà connu des services de police et de renseignement.

Comme toutes les compagnies qui opèrent depuis et vers Paris Orly (46 vols prévus ce samedi depuis le Terminal Ouest) "easyJet confirme que l'aéroport de Paris Orly est actuellement fermé suite à un incident survenu au terminal Sud [et] prévoit aujourd'hui des perturbations et retards dans son programme de vol". Son corps est étendu dans le hall du terminal. La lutte durera deux minutes. "Il arrive à faire passer le Famas au-dessus de la tête de la militaire et il met la sangle dans son dos", a détaillé une de ces sources.

"J'ai entendu des éclats de voix, et j'ai vu des militaires qui tenaient en joue une personne", explique un autre témoin. "C'était sérieux" (.) alors on s'est éloigné (.), j'ai entendu des coups de feu".

François Hollande a "salué" le "courage et l'efficacité" des policiers et militaires intervenus pour mettre fin aux "agressions commises par un individu particulièrement dangereux".

En déplacement à Grenoble, François Hollande a affirmé que "ceux qui s'interrogeaient encore sur le rôle de l'opération Sentinelle doivent comprendre que ce renfort des militaires aux forces de sécurité est essentiel".

L'auteur de l'attaque avait par ailleurs été repéré comme radicalisé lors d'un séjour en prison, en 2011-2012, et avait fait l'objet d'une perquisition administrative après les attentats de novembre 2015 à Paris et Saint-Denis.

Le parquet antiterroriste s'est saisi de l'enquête. Trois personnes de son entourage sont en garde à vue: son père, son frère et un cousin âgé de 35 ans qui se sont tous trois présentés spontanément à la police. Des perquisitions étaient en cours à son domicile de Garges-lès-Gonesse. "L'opération de déminage est terminée". Le trafic aérien a repris progressivement en début d'après-midi dans les deux terminaux.

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