La garde à vue du père de l'assaillant levée — Attaque d'Orly

20 Mars, 2017, 16:51 | Auteur: Sebastien Chopin
  • Orly: qui est Ziyed B. l'assaillant abattu par les soldats de l'opération Sentinelle

Lors de l'agression, il s'est déclaré prêt à "mourir" au nom d'Allah.

La section antiterroriste du parquet de Paris s'est immédiatement saisie de l'enquête sur les deux incidents qui se sont produits samedi matin en Seine-Saint-Denis et à l'aéroport d'Orly.

Ce Français de 39 ans s'appelle Ziyed Ben Belgacem.

Après avoir été suspendu samedi pendant plusieurs heures, le trafic aérien était revenu normal dimanche, selon son gestionnaire, Aéroports de Paris. "Il la tenait par le cou, et il menaçait les deux autres militaires avec le fusil de la femme" qu'il tentait d'arracher, a raconté un témoin. Jamais il n'a fait la prière et il (buvait).

Selon le Procureur de la République de Paris, Monsieur François Molins, le terroriste qui se trouve alors au premier étage dans le hall A d'Orly Sud jette " au sol un sac à dos contenant un bidon d'hydrocarbures", puis à 8h22 il attaque une patrouille de trois militaires de l'opération Sentinelle. "De toute façon, il va y avoir des morts ". En chemin, il appelle son père et son frère et leur confie avoir " fait des bêtises ". Il m'a dit " je te demande pardon j'ai fait une connerie avec un gendarme ", expliquant qu'il venait de tirer sur des policiers lors d'un contrôle routier à Garge-les-Gonesse au Nord de Paris.

Placé en garde à vu le père de l'assaillant a tenté de minimiser le caractère terroriste de l'action perpétré par son fils. C'est cette même Picasso qui a été retrouvée à l'aéroport.

Pour le magistrat, plusieurs éléments désignent Ziyed Ben B. comme un homme déterminé à "aller au bout de ce processus" mortifère: le choix de la cible, des militaires, "correspond aux mots d'ordre diffusés par les organisations terroristes djihadistes " et le profil de l'assaillant, "repéré comme radicalisé à l'occasion d'un passage en détention au cours des années 2011-2012".

Ziyed Ben Belgacem connu des services de police et de renseignement.

La garde à vue du père de l'assaillant a été levée samedi, son frère et son cousinsont toujours entendus. Il a été retrouvé sur lui 750 euros, un exemplaire du coran, un paquet de cigarettes et un briquet et, à son domicile, de Garges-lès-Gonesse (Val d'Oise) quelques grammes de cocaïne et une machette. "Détecté comme radicalisé", il avait fait l'objet en 2015 d'une perquisition administrative, qui "n'avait rien donné", selon une source policière.

Une enquête a été ouverte notamment pour tentative d'homicide et tentative d'assassinat sur personnes dépositaires de l'autorité publique, en relation avec une entreprise terroriste, ainsi que pour association de malfaiteurs terroriste criminelle.

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