L'assaillant d'Orly a dit être "là pour mourir par Allah"

20 Mars, 2017, 03:26 | Auteur: Sebastien Chopin
  • Patrouille au pied de la Tour Eiffel le 15 novembre 2015 aux lendemains des attentats de Paris et Saint Denis

Faits, identité de l'assaillant, perturbations. Une heure et demie avant de mener l'attaque à Orly, l'homme avait tiré sur des policiers lors d'un contrôle dans la banlieue parisienne nord et volé un véhicule en banlieue sud pour aller à l'aéroport, à 10 km de là. Il a ensuite pris la fuite. Puis il est repéré au sud de Paris, à une trentaine de kilomètres à Vitry-sur-Seine (Val-de-Marne) où il fait irruption dans un bar en proférant des menaces et en tirant, sans blesser personne. Mains sur la tête!

" Il la tenait par le cou, et il menaçait les deux autres militaires avec le fusil de la femme " qu'il tentait d'arracher, a raconté un témoin. L'attaque a duré un peu plus de deux minutes.

"Il y avait une volonté très forte de sa part d'aller jusqu'au bout", a souligné François Molins. Si l'on en croit les paroles qu'il tient aux militaires, tout laisse à penser qu'il cherche à s'emparer du Famas pour qu'il y ait des morts et pour tirer sur des gens.

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Les enquêteurs cherchaient hier à établir les motivations de Ziyed Ben Belgacem, un Français présumé radicalisé ayant agressé des militaires la veille à l'aéroport de Paris-Orly, provoquant la panique et l'interruption du trafic aérien. Il n'était pas non plus fiché "S" (sûreté de l'Etat), mais fiché "J" (justice) au Fichier des personnes recherchées (FPR) en raison de son placement sous contrôle judiciaire dans une affaire de vol à main armée, commis en mars 2016. Il faisait depuis l'objet d'une interdiction de quitter le territoire. L'enquête montrera qu'il avait été condamné à neuf reprises, notamment pour vols avec violences et trafic de stupéfiants. "Et sous l'effet de l'alcool et du cannabis, voilà où on arrive", a déclaré le père de Ziyed Ben Belgacem à nos confrères d'Europe 1. Sa radicalisation avait été toutefois repérée pendant un séjour en prison en 2011-2012, ce qui avait conduit à une perquisition administrative en 2015 "qui n'avait rien donné", d'après le procureur de Paris qui a ajouté qu'aucun séjour à l'étranger, en particulier vers la zone irako-syrienne, n'avait été pour l'instant établi. Outre son père et son frère, un cousin de l'assaillant a été placé en garde à vue.

Toujours de source judiciaire, on a indiqué qu'une autopsie de Ziyed Ben Belgacem aurait lieu dimanche pour déterminer s'il était sous l'emprise d'alcool ou de drogues au moment de son attaque.

Selon BFMTV, il a envoyé un SMS à son frère et à son père, actuellement en garde à vue.

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