L'hommage à Hollande, passage obligé pour le candidat PS — Hamon en Guadeloupe

20 Mars, 2017, 12:12 | Auteur: Phil Beauvilliers
  • Benoît Hamon et Victorin Lurel en Guadeloupe le 11 mars 2017

Ségolène Royal, qui n'a toujours pas donné son "favori" pour la présidentielle, a longtemps laissé planer le doute sur son éventuelle préférence pour Emmanuel Macron dans la course à l'Elysée, Mais selon nos informations, la ministre de l'Ecologie ne goûterait que très peu ce qu'elle considère être une dérive droitière du candidat d'En Marche!

Dans une terre de gauche qui a voté massivement pour Manuel Valls à la primaire socialiste (à près de 75%), et qui avait largement choisi François Hollande en 2012 (près de 72%), Benoît Hamon s'est gardé de trop critiquer le président. "On est activement à tes côtés", a ajouté le député Victorin Lurel. Un geste "important", a reconnu Benoît Hamon.

Il a notamment proposé un fonds Egalité réelle abondé de 2,5 milliards sur le quinquennat pour financer des travaux d'infrastructures aux Outre-mer, de maintenir la surrémunération des fonctionnaires, de faire des Outre-mer des territoires pionniers dans "l'économie verte et l'économie bleue", ou encore de maintenir les dotations aux collectivités locales.

Tous ont salué les 68 propositions du programme pour l'outre-mer du candidat socialiste, inspiré pour partie de celui de Manuel Valls et de suggestions des élus de terrain. En visite aux Antilles, le candidat du PS à l'élection présidentielle, a assuré à la presse qu'"une majorité de Français (allait) comprendre que ce que promet François Fillon, c'est le chaos social".

L'ombre de François Hollande a plané sur le meeting, avec les lapsus de la présidente du Conseil départemental de Guadeloupe Josette Borel Lincertin, qui a appelé à trois reprises le candidat Hamon "François", déclenchant les rires de l'assistance.

"Il prépare un effondrement des piliers sur lesquels tient notre pays", a martelé Benoît Hamon, estimant que "l'essentiel de cette thérapie c'est de faire supporter aux classes moyennes et populaires les solutions qu'il juge indispensables pour restaurer la compétitivité de notre économie". "C'est l'écume de la vague", a-t-il dit, insistant sur sa volonté de se concentrer sur le coeur de son électorat, et "la perception de ce que je dis par les électeurs de gauche".

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