Présidentielle : les clefs d'un débat hors norme

20 Mars, 2017, 16:46 | Auteur: Nathanaël Gerin
  • Benoît Hamon présente son programme présidentiel le 16 mars 2017

Cinq candidats à l'élection présidentielle vont s'affronter ce lundi soir lors du grand débat organisé par TF1. Avec respectivement 26 % (constante) et 25 % (en hausse d'un point) d'intentions de vote, la candidate du Front national et celui d'En marche! ne progressent plus sur une semaine, mais l'écart avec François Fillon est désormais conséquent. Les intentions de vote ne constituent pas une prévision du résultat du scrutin. -, après avoir décrit tour à tour (selon un tirage au sort) le "président qu'ils veulent être" en une minute et demie. Ce qui veut dire que moins de la moitié de son électorat est certain de voter pour lui au premier tour de la présidentielle.

"La campagne de 2017 est insaisissable, scandée par le rythme des affaires réelles ou supposées et incapable, pour l'instant, d'accoucher d'un enjeu fort autour duquel (.) les choix se cristallisent", écrit dans les colonnes du quotidien Le Monde Pascal Perrineau, professeur à Sciences Po.

Ce sondage a été effectué du 15 au 17 mars auprès d'un échantillon de 1.425 personnes inscrites sur les listes électorales, issues d'un échantillon représentatif de 1.501 Français âgés de 18 ans et plus. L'ancien Premier ministre de Nicolas Sarkozy, parti en campagne avec "un souci prioritaire d'exemplarité", a été inculpé mi-mars pour "détournement de fonds publics".

Emmanuel Macron et Marine Le Pen sont aujourd'hui au coude à coude.

Emmanuel Macron, Benoît Hamon, Jean-Luc Mélenchon et François Fillon se sont donc succédés devant une classe d'enfants qui n'avaient pas leur langue dans leur poche. Selon les informations du Journal du Dimanche, elle aurait déjà prévu de ne pas s'attarder sur "les petits candidats" et de focaliser son attention sur son "adversaire désigné" pour le second tour, Emmanuel Macron. Il s'est montré très offensif contre ses adversaires, mais aussi ceux qui, dans son propre camp, "voudraient ignorer le vote populaire" de la primaire de la gauche.

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