Un profil — Ziyed Ben Belgacem

20 Mars, 2017, 07:35 | Auteur: Sebastien Chopin
  • Patrouille au pied de la Tour Eiffel le 15 novembre 2015 aux lendemains des attentats de Paris et Saint Denis

" Je suis là pour mourir par Allah " aurait crié Ziyed Ben Belgacem au moment de l'attaque à l'aéroport d'Orly. "De toutes façons, il va y avoir des morts".

Comme toutes les compagnies qui opèrent depuis et vers Paris Orly (46 vols prévus ce samedi depuis le Terminal Ouest) "easyJet confirme que l'aéroport de Paris Orly est actuellement fermé suite à un incident survenu au terminal Sud [et] prévoit aujourd'hui des perturbations et retards dans son programme de vol". Ils tentent d'établir ce qui a pu pousser Ziyed Ben Belgacem, délinquant multirécidiviste, à s'en prendre à une patrouille de militaires, un acte qui lui a coûté la vie. Elle résiste, une bagarre s'engage. "Une sorte de fuite en avant avec un processus de plus en plus destructeur " et "des intentions qui sont criminelles, de façon très objective", a souligné François Molins. Connu des services de renseignements français, Ziyed Ben Belgacem était soupçonné d'être impliqué dans des activités terroristes. En 2001, il écope de cinq ans de prison pour trois braquages de banques ou des bureaux de poste en Ile-de-France. Le dernier s'est terminé au mois de septembre.

Son casier judiciaire comporte "neuf mentions" pour des faits de droit commun, dont des vols à main armée et du trafic de stupéfiants. Dans un témoignage recueilli par Europe 1, il affirme que son fils " n'était pas un terroriste ". L'aéroport d'Orly a été totalement bouclé durant plusieurs heures et de nombreux vols ont été annulés ou détournés avant un retour progressif à la normale. A ses yeux, le terme radicalisé est " un bien grand mot ". Quatre clés USB et une carte SD seront saisies mais leur exploitation ne donnera rien. "L'ensemble de l'aéroport a été évacué", a déclaré à l'AFP Franck Lecam, 54 ans, qui se trouvait samedi matin à Orly-Sud. Mon fils n'a jamais été un terroriste.

" Il n'a jamais fait la prière. Et sous l'effet de l'alcool et du cannabis, voilà où on arrive", a témoigné ce dimanche son père à l'issue de sa garde à vue. Il avait rencontré l'agresseur la nuit précédant les faits dans un bar de la banlieue parisienne. C'est en rentrant chez lui, à Garges-lès-Gonesse qu'il est arrêté en excès de vitesse.

Arrêté à un contrôle routier, alors qu'il roulait à vive allure tous feux éteints, il tire au revolver à grenailles sur des policiers, en blessant légèrement un à la tête, et prend la fuite. Par ailleurs, son frère et son cousin, qui s'étaient d'eux-même présentés à la police samedi, ont été relâchés dimanche soir.

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