Ziyed Ben Belgacem voulait "mourir par Allah" — Orly

20 Mars, 2017, 11:52 | Auteur: Sebastien Chopin

Un individu de 39 ans, Ziyed Ben Belgacem, a tenté de dérober l'arme d'une militaire de l'opération Sentinelle homme-arm-abattu-la-roport-vacu/">avant d'être abattu, entraînant l'interruption du trafic aérien pendant plusieurs heures et l'évacuation de l'aéroport. Un homme dangereux et déterminé Reste qu'à l'heure actuelle, pour le procureur, plusieurs éléments désignent Ziyed Ben Belgacem comme un homme dangereux, déterminé à "aller au bout de ce processus " mortifère: le choix de la cible, des militaires, qui "correspond aux mots d'ordre diffusés par les organisations terroristes jihadistes " et le profil de l'assaillant, "repéré comme radicalisé à l'occasion d'un passage en détention au cours des années 2011-2012 ".

Il s'était attaqué samedi à une militaire de l'opération Sentinelle à l'aéroport d'Orly-Sud dans le Val-de-Marne, en se disant prêt à "mourir" au nom d'Allah, au terme d'une équipée violente et solitaire à travers la banlieue parisienne. Le père de Ziyed Ben Belgacem, ainsi que son frère, se sont présentés d'eux-mêmes au commissariat samedi en fin de matinée, après avoir été contactés par l'agresseur qui venait de tirer sur des policiers lors d'un...

Selon des sources proches de l'enquête, Ziyed Ben Belgacem était fiché "J" au Fichier des personnes recherchées (FPR), en raison de son placement sous contrôle judiciaire pour des faits de vol à main armée, mais il n'était pas recherché. Il était énervé à l'extrême, même sa mère n'arrivait pas à le comprendre.

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"Il a déclaré: 'Posez vos armes [.] Je suis là pour mourir par Allah, de toute façon il va y avoir des morts".
". "L'ensemble de l'aéroport a été évacué", a déclaré à l'AFP Franck Lecam, 54 ans, qui se trouvait samedi matin à Orly-Sud. Il me dit "Je te demande pardon, j'ai fait une connerie avec un gendarme".

Inquiet, le père explique alors s'être rendu au commissariat, où il a été placé quelques heures en garde à vue.

Il est alors 8h25 et la scène a duré "un peu plus de deux minutes", selon François Molins. "Lorsque je suis arrivé, c'est là que j'ai appris que la police avait fait son travail". Ils ne m'ont pas dit tout de suite qu'il était décédé. Ensuite, "un cousin né en juin 1981 qui s'est spontanément présenté ce matin aux services de police", et que Ziyed Ben Belgacem avait rencontré dans la nuit au bar de Vitry-sur-Seine. "C'est un choc. Mais qu'est-ce que vous voulez, c'est ses fréquentations, la drogue, en fin de compte, c'est moi qui le paye". La section antiterroriste du Parquet de Paris a ainsi ouvert une enquête en flagrance pour tentative d'homicide sur une personne dépositaire de l'autorité judiciaire en lien avec une entreprise terroriste.

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