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21 Mars, 2017, 00:05 | Auteur: Sebastien Chopin
  • Une affiche électorale de Marine Le Pen le 18 mars 2017 à Alençon

Libéralisation de l'économie, rapprochement avec la Russie ou encore fin de l'adoption pour les couples homosexuels, le candidat de la droite, à la traîne dans les sondages (19 %), voudra faire oublier ses ennuis judiciaires. Et s'est attiré le soutien de Jean-Luc Mélenchon et Benoît Hamon.

Marine Le Pen feint cependant d'afficher une grande sérénité. "Il y aura plusieurs débats avant l'élection et les Français sont encore très loin de leur choix", déclare Bruno Retailleau, bras droit de l'ancien Premier ministre, toujours dans les colonnes du JDD.

"Marine ne va pas être dans l'optique d'attaquer les autres. Quand j'ai quelque chose à dire, je le dis clairement".

Aux prises avec la justice pour une affaire d'emplois fictifs d'assistants parlementaires au Parlement européen, elle y a de toute façon intérêt. Ce dernier étant coincé entre Mélenchon et Macron, il se doit de faire la différence ce soir s'il ne veut pas voir les plus réalistes pencher pour Macron et les plus à "gauche" voter pour Mélenchon. Pour les candidats, au coude à coude dans les sondages, comme pour les électeurs, avance le spécialiste, la vraie campagne commence donc maintenant. Il n'a pas participé aux débats des primaires. Macron pourrait être la cible de ses adversaires.

Mais François Fillon, désigné premier orateur par tirage au sort, a entamé son propos en critiquant l'organisation d'un débat sans les six autres "petits candidats", moins bien placés dans les sondages. Tous deux ont déjà l'expérience de cet exercice difficile. Marine Le Pen a ensuite signifié qu'elle voulait aller plus loin que cette loi de 1905, notamment en interdisant les signes religieux en entreprise. La stratégie du candidat soutenu par LR et l'UDI consistera sans doute à remettre en cause le libéralisme d'Emmanuel Macron et d'en faire l'héritier, à gauche, du bilan de François Hollande. En passe de mettre la séquence des affaires derrière lui dans la campagne, François Fillon peine cependant à remobiliser son électorat. Peut-être. Mais le sujet mérite en tout cas réflexion. A chaque question des journalistes, un candidat disposera de deux minutes pour répondre. Sous-entendu Emmanuel Macron, François Fillon et Marine Le Pen. Autrement dit incarner une rupture par rapport au quinquennat qui s'achève, sans pour autant se renier et insulter de futurs alliés.

Très actif sur les réseaux sociaux et sur le terrain, il n'a pas souhaité se rallier au socialiste Benoît Hamon malgré des convergences d'idées et se place en cinquième position dans les sondages. Selon Elabe, viennent ensuite: Benoît Hamon (13,5%), Jean-Luc Mélenchon (13%), Nicolas Dupont-Aignan (3%), Jean Lassalle (1%).

Jean-Luc Mélenchon gagne un demi-point à 10,5%.

Il devancerait Marine Le Pen et François Fillon, tous deux crédités de 18% en Bretagne.

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